FIG.V
1 Alh^is^cfiL yBufrtsaU'.
3 /2fuM^ d^ o/uir^on- grossière'
•rnsni 43pnctzais^ % ûfucà^ ds hrasfue trekT^ine'.
5 !Riyère'.
6 Sou/fleé' , Ç€nsraJefneni> nui' par* deo' At^nrnsiF.
7 J>eoantujne du- rruMOir^ , ells^ est
plmn. t^în de- permeUr^ cU ntiv^Ëf lea^ dù'çuékf d& nukal.
h Jhrt^ de- tAarysnvêni.
yùJtmnmoù* ou/ lêo" sconse visfi •
-fiMtrvt/ s» solid^isr*.
'^yjhrtB' s oum^ojvt dans le^ sens ds la/ /lèokA^.eil&' permet' de' suiar^ lo' marohs^ de^ l 'op»- -raUan, et' da^ elêhotusfien la/ tuyère^ <fuslçu4^àis ûhrirus».
12 Sotihaassmeni^ , d esù anuFtruU/^ d» mërtve' çue^ Ib^ rjukrstjT, en pierr» d^ ç^^ rtntj^e^.
13 Ijpaùseur* de' sable' rej^xidatre'.
Echelle
l»^èS67 6s ]
A. Martin oc.
qui provient de la cuisson du riz, tout en refroidissant le métal, produit un effet acide et décape toute la surface et lui donne une couleur rose qui aide heaucouj) à la vente. Dès que l'eau de riz est évaporée et que la couche supérieure est assez résistante pour être enlevée avec des pince», on retire ce premier tourteau et Ton poursuit jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien. Ces tourteaux sont mis à refroidir sur le sol de l'usine, où l'on a préalablement étendu une épaisse couche de rameaux verts de sapin; on recouvie la matière, et quand tout est réduit en cendres, on achève de refroidir les tourteaux dans l'eau claire : l'acide provenant du sapin les décape à fond et ils sont hons à être vendus comme cuivre brut.
Le combustible employé pour ce traitement est de deux sortes : tantôt, c'est du charbon de bois* blanc, tantôt du charbon de chêne mélangé au premier. Ajoutons néanmoins que, l'essence de sapin dominant dans les numtagnes oîi sont établies la plupart des usines, c'est en général ce charbon qui est employé.
Le minerai apporté dans l'usine est trié et rangé par catégories; il est ensuite concassé et débourbé pour le débarrasser de la gangue qui l'entoure. Avant de le mettre au fourneau, on y ajoute un cinquième de son poids d'une pierre siliceuse également concassée, que les indigènes nomment Kai-shih (^ ^j, c'est-à-dire pierre qui corrige (m nu)difie. Dans la mine de Tan-tan, où, dans les environs de iïsiianwei-ehou (^ ^ ^), on va chercher cette pierre, elle revient, rendue dans l'usine, à 1 sapèque y^ la li\Te\ Cette pierre a pour eiïet de précipiter la réduction du minerai et
' Le clian^» crun taël (once d'argent) était, au inonicnt <lo notre passage en novembre 1873, de 1,800 sapèques.
de donner plus de fluidité aux scories ou sao. Quelquefois aussi d'après Tallure du fourneau et la qualité du minerai traité, Ton ajoute de vieilles scories, surtout celles qu'on suppose contenir du cuivre non réduit.
Quand le fourneau est réparé à neuf, on évalue qu'il faut une fois et demie autant de charbon que de minerai ; mais des que l'intérieur ou que la tuyère sont avariés, il faut augmenter de beaucoup la charge de combustible pour obtenir le même résultat. Pendant la marche, les scories s'écoulent incessamment; l'ouvrier les retire, comme il est dit plus haut, à mesure qu'elles se solidifient, et met à part celles qui paraissent contenir du métal non réduit. Un fourneau tel que celui que nous venons de décrire contient environ 350 à 400 livres de matière. Cette première matte cuivreuse renferme d'ordinaire -55 à 70 pour 100 de cuivre pur; en cet état, elle est vendue au prix de T. 4,50 à 5,50 le picul (100 livres chinoises). Dans les établissements un peu importants, ce cuivre, au lieu d'être livré au commerce, subit une ou deux opérations qui l'amènent à un état de pureté tel qu'il n'a plus besoin que d'une dernière fonte pour être parfaitement malléable.
Après cette seconde opération, c'est-à-dire quand il est à l'état de cuivi-e fondu ou Chu-iurig (^ ^), ils est livré au gouvernement. Bien que contenant encore 10 à 15 pour 100 de matières étrangères, oxydes de différentes natures, il est employé par les mandarins dans la fonderie de sapèques de YUn-nan-fu; là il est mélangé à un alliage composé de 30 pour 100 de zinc ta-hua^ (^ :^), ou zinc à
^ Les mines de zinc produisent deux qualités bien distinctes ; la première a la cassure brillante et de grands cristaux (Ta-hua, grande flettr)\ la seconde a la cassure mate et le grain plus fia (llsiao-hua, petite fleur).
Fourneau à affiner le cuivre.
Fie Yl
1 Intérieur du J^urnsaidy:
2 !Eaf&^ en/ terr» s 'ax>an^nl'
. ^..^^^ - K«<\ \\ dans le fiumëiui^.
y ^gfyg^^^^iBfSy.?^-^^^ %MiSsf du^ creuset , il t^^
fin. araiU et poreUatuB^ cpi"
\ Jhfu^ de^ ûoula/^e
5 Jts^ère eft /êrs'*em/na^icAant sur hty douiUe dio sot^/Iet..
6 SaufiïU , vl BiFi> muy d- hra.f.
7 (huche- d» hnasçuer trÀF^in^
8 ûfuehey de^ charborv tvnea^Rfe 0t' d 'aroile.
9 yferwsrf- jw/» ÏAfçuel/AT repose 1er ^um^eau.
10 Cercles en^èr.
11 liuruar enyer pùteees sowr les eercies, elleJ" fir^it^nt l 'appareil.
12 ûisserole ervj^nte' , elU^/aîl le /and du^àurneoM^.
Echelle
30 èe Jfi te 7ê te 90 Y^»»^
A Marun.Sc.
grande fleur, et de 2 pour 100 de plomb ; c'est du moins la eomposftion qui sert aux sapèques en cours dans la province.
Peu d'usines épurent leurs produits jusqu'à complète malléabilité, à cause du surcroît de fourneaux et d'ouvriers qu'exige cette opération; la plupart préfèrent vendre leurs produits à l'état de Chu-t ung (cuivre fondu). Dans cet état, il est propre aux travaux de fonte qui ne demandent pas une grande pureté, et il est recherché pour les grosses pièces. Par l'effet de cette seconde fusion, sa valeur est sensiblement augmentée : le premier produit que nous avons coté plus haut de T. 4^50 à 5,50 en vaut alors de 7,50 à 9,50 les 100 catties ou livres chinoises.
L'affinage du cuivre, quand il n'a pas lieu dans les mines, ce qui arrive généralement, est fait par une classe d'artisans de la capitale appelés Kai-fung-chiang (^ ^ ^) ou affineurs de cuivre. Les fabriques d'ustensiles de ménage et tous ceux qui ont besoin de cuivre pur pour leurs travaux font venir ces ouvriers chez eux pour opérer sur place.
Le fourneau à affiner est d'une construction particulière et ne ressemble en rien à ceux dont nous avons déjà parlé. Au lieu d'être bâti à demeure, il est mobile, et pour faire évacuer la matière on le fait basculer au moyen de longues perches de bois blanc.
La figure 6 représente la coupe et l'extérieur du fourneau monté sur les trois pierres qui lui seiTcnt de support. La pai-tie inférieure, c'est-à-dire la base, est faite avec une chaudière en fonte hors d'usage, dont les dimensions varient entre 50 à 90 centimètres de diamètre.
Cette première base établie, on élève dessus, avec un mélange formé de 2 parties d'argile pour 1 partie de débris de poteries concassées, une muraille circulaire, de 7 à
8 centimètres d'épaisseur, jusqu'à la hauteur de 75 à 85 centimètres. Pour que la partie déjà bâtie ne s'affaisse pas sur elle-même, on n'ajoute le mélange que peu à peu, mais pas avant que celle qui vient d'être posée soit un peu résistante. Ce travail est très long, car, outre le temps de préparer le mélange, il faut aussi le battre constamment avec des palettes de bois afin de le rendre plus homogène et d'éditer les fissures qui ne manquent de se produire à mesure que l'eau s'évapore.
Dès que la cage du fourneau est montée, il est armé tout autour de lames en fer plat et solidement cerclé. On pratique ensuite deux ouvertures, l'une où doit passer la tuyère, l'autre, aussi large et à la même hauteur, pour l'écoulement de la matière en fusion, et qui sert aussi à brasser le métal.
Ce fourneau est brasqué à l'intérieur, seulement lorsque la masse est parfaitement sèche. Les premières couches de brasque sont fournies avec du charbon de bois concassé et une partie d'argile; on met du charbon pour faciliter l'échappement des gaz ou de l'humidité par les évents ménagés tout autour du fond. Les couches suivantes sont préparées avec du poussier de charbon, en augmentant un peu la quantité d'argile pour empêcher le métal en fusion de filtrer au travers. L'intérieur, brasqué jusqu'au tour des ouvertures, est séché durant quelques jours à l'air libre; puis pour le sécher définitivement, et afin de ne pas brûler la brasque, ou enduit l'intérieur d'une mince couche de terre glaise presque liquide ; on remplit la cuve de charbon de bois de sapin, et on met le feu par le haut avec des charbons embrasés; la combustion s'opère lentement et les parties trop humides laissent évaporer l'eau sans occasionner de fissures.
Il y a deux tuyères pour chaque opération : ce sont des cylindres de 30 centimètres de long, de la même matière que celle qui a servi à faire le fourneau; Tune est droite, et Tauti-e a le museau an-ondi de façon à envoyer le vent perpendiculairement au milieu du fond. La première est employée pour commencer l'opération; mais aussitôt que toute la matière est fondue, elle fait place à la seconde. Cette nouvelle tuyère installée, on procède à l'affinage; cette partie du traitement, dite par les Chinois Fêii-hing (•îif ^)' ^ P^^^ ^^* ^^ ^^^^ successivement passer toutes les molécules du métal sous le vent oxydant de la tuyère et de .les mettre en contact avec le charbon, que de temps à autre on jette à la surface du bain. Les ouvriers brassent constamment la matière avec des perches de sapin, qui la font bouillonner. Les hommes qui sont au soufflet le manœuvTcnt par secousses poiu- activer l'opération; c'est cette manière de souffler qui a fait donner à l'opération le nom de Fên-fung (soufflage du cuivre).
Après une heure environ de marche dans ces conditions, le métal est à peu près débarrassé de tous les oxydes; rouvrier surveillant enlève les scories à mesure qu'elles se forment, et quand il pense que la matière, par les essais qu'il prend, est assez dépouillée, on passe au coulage.
Le fourneau, comme nous l'avons vu, est mobile. On commence d'abord par enlever les tuyères; on débarrasse ensuite la surface du charbon qui la recouvre, et des hommes, armés de longues barres en bois, font basculer le fourneau sur les deux pierres de devant, pendant que d'autres reçoivent la matière dans des moules établis sur le sol de l'usine ou dans des poches. Afin d'empêcher, quand la matière est presque toute coulée, le fourneau qui est très incliné de
tomber en avant, deux hommes le maintiennent avec des ban^es et aident à le replacer d'aplomb.
Ces artisans, dont la spécialité est d'affiner le cuivre, ont une telle habitude du métier que bien souvent ils ne prennent pas la peine de prendre des essais et qu'ils connaissent à vue d'œil si l'opération est terminée ou non. Ils ne se bornent pas à opérer sur le cuivre qui dans les mines a été fondu une deuxième fois, ils traitent aussi beaucouj) de cuivre de première fusion et l'amènent à l'état de cuivre fondu ou Chu'tung; dans cet état il est généralement employé pour tous les objets en cuivre fondu. Quand il est destiné aux marchands de poteries de cuivre, il est affiné jusqu'à ce qu'il soit parfaitement malléable.
La rébellion, en interrompant tous les travaux et en paralysant le commerce, a jeté le plus grand désaiToi dans l'industrie minière; les exploitations ne fonctionnant presque plus, tous les métaux ont considérablement renchéri : ainsi le cuivi'e affiné dit Shu-iung (^ ^), qui, avant la rébellion, ne valait que T. 10 à 11 (70 à 77 fr.) le picul, se vendait en 1873 T. 17 à 18 (119 à 126 fr.).
Si en général presque tous les métaux se trouvent répandus en gisements importants et nombreux dans le YUn-nan, Tétain est peut-être le seul qu'on ne trouve que dans un endroit, à Kuo-chiu, district du département de Lin -an, à 30 lis de Mêng-tzù-hsien. Ce village, par sa situation au centre de montagnes très élevées dont les ramifications s'étendent vers le sud jusqu'à la frontière du Tong-king, est aujourd'hui le centre d'une exploitation des plus florissantes de la province.
Si l'on doit en croire la tradition, on ouvrit au hasard les premières galeries, il y a environ deux cents ans, alors que