OR. MERCURE
former du sulfure d'argent. Le sulfure est recueilli à mesure qu'il se forme, et quand tout le métal est passé à l'état de sulfure, l'or contenu dans l'argent traité tombe au fond du creuset. Ce procédé, quoique négligeant une certaine quantité d'or, donne de très bons résultats, aussi est-il mis en pratique dans presque toutes les mines d'argent de la province.
Les gisements d'or sont nombreux au YUn-nan ; beaucoup ont été ruinés par la rébellion, quelques-uns seulement sont exploités.
Le traitement de l'or diffère presque dans chaque mine: à Ta-lang, on exploite les terres par lavage. Dans le département de K aî-hua, oii il se rencontre en filons dans une roclie quartzeuse très dure, quelques exploitations par lavage donnent aussi de bons résultats. A Yung-pei, les terres riches en or sont traitées par amalgame avec du mercure ; ce métal est ensuite évaporé dans des cornues. Un grand nombre de torrents charrient de l'or, mais pas assez pour donner lieu à des travaux suivis; néanmoins les riverains, pendant la morte saison, s'occupent à laver le sable et leurs efforts sont souvent récompensés.
Le mercure se présente sous diverses formes. Dans le département de Ta-li on exploitait avant la rébellion plusieurs gisements de cinabre. Le traitement consiste à griller le minerai dans un fourneau; les gaz qui en proviennent vont se condenser dans des espèces de jarres, disposées au nombre de trois ou quatre de chaque côté du fourneau et réunies entre elles par des tubes en terre glaise; au fond de ces jarres il y a une certaine quantité d'eau qui aide à la condensation des vapeurs mercurielles. Dans certains
endroits on emploie de grandes cornues en terre, dont l'extrémité plonge dans une bâche pleine d'eau; ce dernier système est surtout en usage dans les localités où les terres contiennent du mercure natif. Aux environs de Ta-chuang, on a exploité un gisement de mercure natif : après avoir retiré ce métal, on se contentait de soumettre les terres à une haute température dans une cornue et les gaz se condensaient dans des récipients à eau ; cette exploitation abandonnée pendant la rébellion n'a pas été reprise.
Plusieurs gisements de blende d'une grande richesse et d'une extraction facile ont été exploités. Quelques-uns ont été ruinés par les rebelles, d'autres sont presque épuisés, et ceux qui peuvent encore donner de bons résultats ne sont pas -exploités à cause de l'absence de débouchés. Au moment où nous avons quitté la province, un seul gisement était exploité dans le district de Fing-i-hsien. Cette mine fournit presque tout le zinc dont la province a besoin; la demande étant insignifiante, il y a peu d'ouvriers employés.
Le minerai, après avoir été préalablement débourbé et broyé sous la meule, est traité dans une espèce de cornue entièrement construite en argile ; on la nomme Hua-kuan-lu, parce qu'elle a la forme d'une jarre. Le minerai est entouré de charbon de tous les côtés et enfermé hermétiquement pour éviter le contact de l'air. Deux ou quatre cornues forment le chargement d'im fourneau. La réduction terminée, on procède au coulage de la matière.
Lors de notre départ, le prix de zinc de première qualité était de T. 4,20 (29 fr. 40 c.) le picul (environ 60 kilogrammes) ; la deuxième qualité valait T. 3,50 (24 fr. 50 c). C'est un prix considéré comme très élevé, car, quand toutes
PRODUcrriON des métaux. 249
les mines étaient en plein produit, le conrs régulier était de T. 2,50 (17 fr. 50 c).
Le district de Kuo-cliiu produit aussi de la calamine; ime galerie ouverte comme essai a donné de bons résultats, malheureusement la rébellion a empêché qu'on donnât suite à cette exploitation.
Afin de donner une idée plus nette de la richesse métallurgique de cette province, nous croyons utile de relever la h'ste des principales mines de cuivre, d'argent, d'or et autres, dressée par départements.
Dans cette liste nous avons omis d'indiquer la production de chaque mine, telle qu'elle est rapportée dans le texte chinois du Tien-nan-kuan-chang, règlement des mines du pays de Tien-nan (aujourd'hui province du YUn-nan).
Ce travail, rédigé depuis longues années, a perdu beaucoup de sa valeur par suite des changements survenus dans les exploitations : un grand nombre de mines, alors florissantes, sont presque épuisées, l'impôt qu'elles payaient a presque partout été réduit et en certains endroits annulé, tandis que dans quelques départements de nouvelles concessions ont été exploitées.
Depuis le début de la guerre civile, la production métallurgique de cette riche contrée a été à peu près nulle. A présent que le calme est rétabli, le gouvernement, quoique désireux de rouvrir toutes ces mines, source de revenu, hésite à le faire par crainte de nouveaux désordres.
Si, d'après les chiflfres indiqués dans le document cité plus haut, on veut connaître la quantité de cuivre dont chaque mine était gratuitement redevable au gouvernement de Pékin, on trouve l'énorme total de 7,645,659 livres
chinoises (5,093,712 kilogrammes), sans compter 1,239,385 livres chinoises (826,252 kilogrammes) à fournir à la province pour les manufactures de sapèques, soit ensemble 5,919,964 kilogrammes pour les deux impôts.
L'impôt {s1mi-Uo, |ft ^) fixé par le gouvernement, et dont les mandarins sont responsables, est de 10 pour 100 sur tout le cuivre que produit chaque mine. Un autre droit de 4 pour 100 appelé chûan-k'o (^ ^) est perçu par le vice-roi (1,239,385 livres chinoises), pour les besoins de la province. Un troisième, fixé à 10 pour 100, n'est pas obligatoire, mais les marchands l'acquittent assez régulièrement: c'est le tsai-tting-cliang (^ ^ Jp|^), qui est en partie employé aux frais de transport et à l'amélioration des voies de communication. En admettant que les trois impôts fussent payés par toutes les mines de cuivre, ce qui n'est pas le cas, il faudrait estimer à 24 pour 100 environ le tribut annuel prélevée sur le métal produit.
Il n'est pas possible de douter que ce document contienne de graves erreurs, car, les industriels avec lesquels nous avons vérifié les chiffres prétendent que, même au moment où la province était le plus prospère, l'impôt, dont le chiffre énorme est mentionné plus haut, n'a jamais été aussi haut, à beaucoup près. Quant à nous, nous nous garderons de donner une estimation même approximative, attendu que pendant notre séjour dans cette province peu d'exploitations fonctionnaient et celles-là manquaient d'argent et d'ouviîers.
Département de Yûn-nan-fu.
La mine de Wan-pao (!j|| ^If), dans le district d'I-mêu, à 50 lis nord-ouest, est administrée par le mandarin de cette dernière ville. Ouverte sous l'empereur Ch'ien-lung,
elle a été fort productive. C'est une de celles qui, pendant la rébellion et avec un personnel restreint, n'ont pas cessé de fonctionner.
Dans le même massif se trouve la mine de San-chia (= ^); elle fut ouverte par trois familles musulmanes, de là son nom qui signifie trois familles. Au commencement des troubles, les musulmans en furent chassés, et depuis elle est entre les mains des Chinois.
D'après les statistiques de cette époque, la production de ces deux mines est estimée à 270,000 livres chinoises de cuivre par an; le manque de bras et l'épuisement de certains filons l'ont réduite à y,o environ. Il existe d'autres gisements dans les environs; mais la guerre civile, en diminuant les ressources, n'a pas permis de poursuivre les travaux.
La mine de Ta-mei (^ |^), située à 30 lis nord de
Lo-tz'û-hsien (j^ ^ JH), dans la montagne de Kuan-yttn
•(Sï fl)î ^* ouverte la vingt-huitième année du règne de
Ch'ien-lung; elle était abondante, mais quelques filons se
sont épuisés, et la rébellion a presque ruiné l'exploitation.
La mine de Shih-tzù-wei (^ -^ J^), située à 200 lis au nord de Wu-ting-chou, dans la montagne appelée Yllanpao (tj; 5lf), n'a rien produit pendant les dix-sept années de guerre civile. Elle est dirigée par un petit mandarin, placé sous les ordres du préfet de Tung-chuan. Ouverte sous la dynastie des Ming, elle donna de mauvais résultats parce qu'elle était mal administrée. Dans la quarante-troisième année du règne de Ch'ien-lung, elle fut imposée à 30,000 livres de cuivre par an.
La mine de Ta-pao-shan {^ ^If jlj), à 120 lis de Wuting-chou, est sous la direction du mandarin de cette ville.
Ouverte la trentième année de l'empereur Ch'ien-lnng , elle ne produit plus qu'un minerai médiocre; d'autres galeries percées dans les environs ont donné de meilleurs résultats. En raison de l'infériorité de son produit, le prix du cuivre fut fixé à 6 taëls par 100 livres chinoises.
Département de Tung-chuan.
La mine de T'ang-tan (^ ^), à 170 lis nord-est de Tung-chuan et à 80 de HsUan-wei, a ses fourneaux sur le flanc d'une colline, au pied de laquelle passe la grand' route de Yung-ning-hsien à Yttn-nan-fii. Cette mine, qui date des Ming, fut d'abord d'un rapport insignifiant ; sous Ch*ien-lung, des industriels intelligents ouvrirent de nouvelles galeries qui donnèrent des résultats magnifiques. Durant sa période de prospérité, sa production était estimée à 30,000 livres chinoises. Sous le règne suivant, les filons s'épuisèrent et les exploitants, ne pouvant plus faire face aux dépenses, menacèrent de fermer la mine si le gouvernement ne diminuait l'impôt, ce qu'il fit. Le prix du cuivre resta le même, soit T. 7.462 par 100 livres chinoises.
Depuis cette époque, de grands changements ont eu lieu: l'abondance des filons diminuant, les taxes ont été encore réduites, et aujourd'hui, bien que la rébellion n'ait pas dévasté ces parages, les travaux y sont conduits avec lenteur. En janvier 1871 et décembre 1873, le propriétaire de la mine, que nous avons vu dans ces deux occasions, se plaignait de l'épuisement des filons et surtout du manque de capitaux; la main d'œuvre ayant fort augmenté par suite de la rareté des ouvriers, il nous assura qu'il se verrait forcé d'arrêter l'exploitation, si le gouvernement ne se décidait pas à payer le cuivre plus cher.
La mine de Lu-lu (^ ^), située à 160 lis ouest de Hui-i, dans la montagne Lu-hsUeh-shan (^ ^ ^J), est sous la direction du mandarin de Tung-ch'uan. Elle fut détachée de la province du Ssû-ch uan, dont elle faisait partie, dans la quatrième année du règne de Yung-chêng. Sa production étant alors considérable, elle fut taxée à une redevance annuelle d'environ un million de livres. Depuis les industriels ont obtenu plusieurs réductions; en outre, la rébellion Fa presque ruinée. Dans les mines qui précèdent, les impôts et le prix du cuivre sont les mêmes qu'à T'ang-tan.
Les mines de Ta-shui, celles de Tzù-niu-p'o (^ ^ J^)? de Mao-lu (^ ||), de Tzû-cli'ang (^ |g) et de P u-erhshan (^ ^^ jl|) ont beaucoup produit à une certaine époque; mais la guerre civile a complètement désorganisé les exploitations. Sur la rive opposée du Chin-sha-cliiang, dépendante du Ssû-ch'uan, se trouvent les mines de Chinsha-tzû-ch ang (^ ^ -^ H^), de Chin-yUan et de Ta-fêng-
Le district de Tung-ch\ian possède aussi de nombreux gisements de galène argentifère. La mine de Mien-hua-ti (M -ÎÊ ^^ ^^ nord-ouest de Ch'iao-chia, sur les confins du Ssil-cli uan, est très productive. Citons encore celles de Chm-niu, au sud-ouest de Hui-i; de Cluao-lien (IÇ ^), à Test de Hui-i; et de Kuan-shan (^ jjj) : cette dernière n'est ouverte que depuis quelques années.
Département de Chao-tung.
Cette préfecture, comme la précédente, est une des plus riches en gisements métallifères, qui de tous temps ont été Tobjet d'exploitations suivies. Parmi les plus considérables figure au premier rang celle de Jen-lao-shan [\ :^ Ul)i
à 490 lis nord-ouest de Ta-kuan-f ing ; elle n'est séparée de Chen-lisiung que par une chaîne de hautes montagnes. Le même district possède la mine de Ch'ien-chu (^ ^), dans un endroit nommé Ting-mu ("J* ^fc) : ses filons s'étendent presque sous les eaux du Chin-sha-chiang. Ces deux mines sont placées sous la direction du mandarin de Ta-kuan-t'ing.
La mine de Lo-ma (|j| ,g|), qui fait partie du district de Yung-shan-hsien, est située à Lung-t'ou-shan (§| ^ ^|): elle est renommée pour la grande quantité d'argent qu'y contient le cuivre; le mandarin de cette dernière ville l'administre. Jadis très productive, la rébellion l'a presque ruinée.
Dans le district de T'ien-sha (^ jj^), on trouve la mme de Hsiao-yen-fang (y|i j^ J^), placée sous les ordres du mandarin de Yung-shan-hsien. Au nord-ouest de cette ville est la mine de Chang-fa-p'o (^ ^ ^)? dans un endroit appelé Ko-k uéi (j^ ^), sous la direction du même mandarin.
Trois autres mines, produisant de la galène argentifère, sont situées à Niu-kai-tien (^ ^ jj), à Lan-shih-liang et à Hsin-kai-tzû (^ J^ ■^); ces deux dernières, bien que la galène soit abondante et très riche en plomb, produisent peu d'argent.
DÉPARTEMENT DE CHÊNG-CHLàNG. *
Dans ce département il y a sept mines de cuivre : elles se trouvent toutes sur le district de Lu-nan-chou et dépendent du mandarin de cette ville.
La plus importante est Fêng-huang-po (J^ j^ J^), située à 60 lis de Lu-nan-chou : elle fut ouverte dans la première année du règne de Ch'ien-lung et imposée presque à la même époque que les autres.
Citons ensuite Hung-sliih-yen (jj[£ Jg |g), à Test de la ville; Hung-po (jjl J^), dans le même massif et à 50 lis de la ville; Ta-hsing (^ J^), qui en est à 30 lis; Tzttch'ang, T'ung-tzù-hsiao-ch'ing (^ -^ yj^ ^), et Fa-ku (^ "ér); ^^® *^^^® dernières, quoique ayant des noms différents, sont ouvertes dans les mêmes parages que les précédentes et comptent comme leurs dépendances. Ces exploitations, déjà affaiblies, n'ont presque rien produit durant la guerre civile.
Au sud du département, on a signalé l'existence de deux gisements de galène, mais l'état de tiouble n'a pas permis de donner suite à l'exploitation.
DÉPARTEMENT DE ChU-CHING.
La mine de Sliuang-lung (3^^ ]||), à 95 lis nord-ouest de HsUn-tien, fut ouverte sous Clnen-lung ; elle fut imposée peu de temps après, et le prix du cuivre fixé au même taux que dans les précédentes. Cette mine a donné naissance à celles de Tzû-ying (^ ^) et de Tzû-ch ang (-^ Jpg).
Dans le même département on trouve plusieurs gisements de blende et de galène. La mine de zinc, située dans le district de Fing-i-hsien, fournît une grande quantité de ce métal au gouvernement. La mine de galène argentifère de Kuei-i (;^ ^) est aussi très riche; malheureusement, depuis la rébellion ces exploitations sont fort languissantes.
Département de Shun-ning.
La mine de Ning-fai (^ là)' ^ ^^^ ^^® ^^ ®^^ ^^ ^^**^ ville, sur le territoire des Tu-sstt, peu importante lors de l'ouverture, a été fructueuse par la suite. Au même district se rattachent les mines de Tzû-ch ang, de Shui-hsi (;|c J^),
de Ti-ma (J[g ||), de Ch uang-ma-ling (^ ]^ -^), et de Lo-han-shan (jg ]|| jj[|).
* Au sud -ouest de la mine de Ning-faî se trouvent les mines d'argent de Yung-ch'ing (^< ^) et de Ma-lin (|| jj^y Toutes ces mines, sur lesquelles le mandarin de Shunning exerçait une certaine autorité, bien que situées sur le territoire des T'u-ssû, sont tombées au pouvoir des rebelles et n'ont plus rien rapporté depuis au gouvernement.
Département de Lin-an.
Les mines de cuivre y sont au nombre de trois. La première, I-tu (^ 1^), est située dans le district de Hsi-ohsien, à 150 lis ouest de cette ville, dans la montagne de Clung-lung (^ fl). Comme elle n'est distante que de 100 lis d'I-mên (^ p^), elle est placée sous l'autorité du mandarin de cette ville. La seconde, Chin-ch'ai (^ ^), sur le territoire et à 90 lis sud-ouest de Mêng-tzû, fut ouverte sous Cli'ien-lung. Elle produit une qualité de cuivre noir, que les Chinois nomment wu-iung (^^ ^); cette couleur, paraît-il, provient au. cuivre d'une petite quantité d'or et de plomb qu'il contient. Les moyens de transport étant très onéreux, bien que les filons soient importants, l'exploitation est presque délaissée. La troisième, Lu-kuang (H^ |g[), est située au nord de Ning-chou, dont le mandarin l'administre.
Les mines de Kuo-chiu fournissent beaucoup d'étain, d'argent, du cuivre et du fer dans le même massif; on y trouve aussi des gisements de blende. La mine de Lung-cliou (fi iW) renferme des filons abondants de galène argentifère, et la richesse de celle de Mêiig-ho (^ |f^) n'est pas moins remarquable.
Il y a aussi d'autres gisements à l'est et au sud de Taelmang ; mais l'état de désordre en a empêché l'exploitation.
Département de Ta-li.
Les mines de ce département sont très nombreuses; mais la guerre civile s'y est déchaînée avec tant de furie que beaucoup ont été forcées de suspendre les travaux, et depuis la paix il y en a peu qui soient en activité.
La mine de Pai-yang (^ ^), située au nord-ouest, dans le district de Ytln-lung (||j |[|) sur la montagne de Paiyang, a d'abord été exploitée pour le minerai d'argent, et dès son ouverture elle produisit une grande quantité de ce métal; par la suite, des filons de cuivre furent découverts dans la même montagne, de sorte que, quand la rébellion éclata, elle produisait l'un et l'autre.
La mine de Ta-kun, située, un peu plus au nord que la précédente, dans la montagne appelée Ta-kun, fut ouverte un peu après l'autre ; sa production est loin d'être aussi importante que la première. On compte aussi les mines de Tzû-chang, Lo-i-k'o-chê-tien (H ^ -^ ^ ^), Man-langshan (i^ ^ ll|), Hui-tu-ping, Sha-ho (^ f^). En fait de mines d'argent, on n'en exploite que trois : Ta-mei-ti, Taku-ti et Pai-yang-shan.
Les environs de Chao-chou produisent une pierre ou terre très jaune dite shih-huang (^ ^), qui sert à faire des couleurs.
DÉPARTEMENT DE Ch U-HSIUNG.
Quatre mines de cuivre ont été exploitées dans ce département. La première, Chai-shui-ch'ing (^ 5!K It)' ^®* ^î*^^^ à 300 lis sud de la ville de Nan-an ; Ma-lung ( ^ f|) est
à 250 lis ouest de la même ville ; Hsiaiig-shu-p o (^ j^ ^), dans la montagne de Fêng-lmang (J^ j^), à 215 lis est de Nan-an-cliou; et Hsiu-chun (^ ^), à 130 lis sud de Ting-yiian-hsien. Ces quatre mines, très productives avant la rébellion, ont été abandonnées pendant la guerre et n'étaient pas encore reprises à notre départ.
Les mines d'argent, sans être nombreuses, sont d'un rapport très rémunérateur; Yung-shên (^^ ^) est au sud-ouest de Nan-an, dans la montagne de Cliîu-taî (^ ^); Sliihyang (-^ :^), peut-être la plus riche, fut ouverte la vingtquatrième année du règne de Kang-hsi; Ma-lung est au sud-ouest de Nan-an. Le minerai qui en sort contient une ngtable quantité d'or, que les indigènes retirent eu transformant l'argent en sulfure; l'or contenu dans l'argent est précipité au fond du creuset.
Département de Li-chlang.
La mine de Hui-lung (^ ^), à 300 lis ouest de cette préfecture, dans la montagne du même nom, produit, en même temps que du minerai de cuivre, de la galène argentifère très riche. Plusieurs galeries ont été ouvertes dans le même massif. Les mines de Lung-pao (|^ ^If) et de Cha-chu (tL ^) ®^^* situées à 150 lis sud-ouest de Li-chiang.
Près de Yung-pei se trouve la mine de Tê-pao-p'ing (H: "^ i^). Cette exploitation pendant longtemps a donné de bons résultats; puis les filons ayant tout à coup cessé, l'on est arrivé, en poursuivant les travaux, devant un énorme bloc de cuivi-e natif parfaitement malléable; mais les procédés indigènes n'ont pas réussi à l'entamer.
Dans ce département nous ne connaissons que ti'ois mines d'argent : Hui-lung, dont nous avons déjà parlé ; Lan-shui-t ou
et Pao-p ing, qui se sont réunies après quelques aimées d'exploitation.