SOL ET PRODUCTIONS
Le sol de la Province de Québec est d’une grande richesse, et il est susceptible d: tous les degrés de culture. Les céréales, le foin et les légumes de tous genres croissent en abondance partout 6ù la terre est convenablement préparée. Cultivant beaucoup'plus en #rand qu’on ne
le fait généralement en Europe, il est hors de doute que les Canadiens
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1. . —26— l apportent en général moins de soin aux détail de la culture, et cepon- : 14 dant ils recueillent de quoi suffire abondamment à tous leurs besoins, | Tout le bassin du St, Laurent est composé d'un sol argileux émij nemment propre à la culture.
Les statistiques nous manquent pour constater d'une manière précei-
| À se, depuis 1871, l'accroissement des récoltes sarelées, le perfectionne- }| | \ ment du bétail, tant par l'importation de races améliorées que par le s 1 soin de plus en plus marqué que l'on apporte dans l'alimentation, l'a- s | |. breuvage et le logement des animaux durant l'hiver; mais il est incon- Q | LI testable que l’engrais du sol s’est considérablement multiplié dans ces (1 dernières années, et que les bestiaux de tous genres ont augmenté en Fe nombre aussi bien qu'ils ont gagné en qualité. p | ! Ces progrès ne sont pas sensibles partout au même degré. Dans les li fl 1 environs des villes, où la propriété est d’une grande valeur, où il est | | facile de se procurer l’engrais, il faut de toute nécessité que le cultiva- | | teur tire de chaque pièce de terre qu’il possède toute la somme de | produits dont elle est susceptible, s’il veut percevoir un intérêt suffisant : | du capital que représente sa ferme. Aussi, presque toutes les fermes n h | qui avoisinent les villes sont-elles aujourd’hui dé véritables modèles de | û 1 culture. A mesure qu'on s'éloigne des villes, le mode d'exploitation se 1 | change, les cultures sarclées deviennent plus rares et moins consi- 1 À dérables, mais les prairies sont généralement belles, et les gras pâtura- 6 | ges réjouissent l’œil de tous côtés. Là où l’on cultive trop grand de ét | terre pour s'arrêter à l’engrais proprement dit, on sème des graines A | fourragères, mil et trèfle, parmi le grain ; la terre s'en trouve bien, la "7 il récolte aussi, et le bétail encore mieux. pa | L'agriculture a fait des progrès considérables en cette province, dans # à Î les dix années qui viennent de s'écouler, et ces progrès vont toujours té fl croissant. La culture du blé à été reprise de nouveau et réussit très ci à | bien maintenant. 1 0 Depuis quelques années l'exportation du bétail vivant a pris un dé- ai veloppement considérable et les éleveurs canadiens trouvent un débou- “ je ché facile et avantageux pour les animaux de boucherie sur les mar- 1 | chés d'Angleterre. Il a même été fait quelques tentatives assez heu- sé reuses d'exportation de notre bétail en France par voie d'Angleterre. É On à cru un momeut que le transport du bétail joint à celui desautres üv À produits canadiens qui pourraient être écoulés en France entr'autres $
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l'apathite fournirait un appoint assez considérable pour l'établissement d'une ligne de Steamers entre les deux pays. Une subvention annuelie de $50,000 à été votée pour cet objet par le parlement canadien dans l'espoir qu'une compagnie de navigation française mettrait ce projet à exécution, l'offre n'a pas encore été acceptée.
La fabrication du fromage et du beurre au moyen de sociétés coopératives qui tend à se généraliser dans nos campagnes imprime de son côté un puissant essor à l'amélioration des cultures. Il y a à peine quelques années que les premières associatiens de ce genre ont été fornées et déjà l’on ne compte pas moins de quatre cents fabriques de fromage et de beurre en opération dans la province. En 1880 nous uxportions, pour notre part, 14,917,052 livres de beurre et 26,770,182 livres de fromage.