‹ La Province du CanadaChapitre 3 sur 42 · CHAPITRE n l · texte numérisé non relu

CHAPITRE n l

NOUS aurons souvent occasion de parler de lord Durham et de son remarquable travail. Ceux qui ont vu la photographie de Durham auront sans doute remarqué son extrême ressemblance avec celle, universellement connue, de lord Byron. Il paraîtrait que cette ressemblance ne se restreignait point au physique. Il avait plusieurs des traits moraux du célèbre poète anglais, entre autres, les mêmes violences de langage, la même âpreté, avec aussi son ambition démesurée. On en jugera par le trait suivant. On rapporte qu'à un dîner politique du cabinet ministériel anglais, alors présidé par lord Grey, beau-père de Durham, celui-ci se mit, au milieu de la discussion, à insulter violemment lord Grey, à lui reprocher amèrement, entre autres choses, d'avoir été la cause de la mort de son jeune enfant. On comprend l'éba-

hissement des collègues de lord Grey. Après cette sortie extraordinaire, Durham se retira brusquement de table ; on crut que cette fugue entraînerait sa démission volontaire ; il n'en fut rien et on dut supporter ce malcommode ami. Il avait de grandes ambitions politiques et aspirait au poste de leader du parti ivhig^ ambitions auxquelles lui donnait droit d'aspirer son grand talent ; mais ses violences absolument incontrôlables lui attirèrent l'inimitié d'hommes influents, particulièrement de lord Brougham ; ce dernier promit de se venger d'une injure que Durham lui avait faite. Il attendit le moment opportun. Ce moment surgit lors de la déportation des rebelles canadiens ordonnée par Durham. On discuta à la chambre des lords la juridiction de Durham en cette matière. Le gouvernement forcé d'admettre que, dans l'accomplissement de cet acte, il avait dépassé ses instructions, le rappela. Mais avant que ce rappel lui fut parvenu, Durham, averti par les journaux américains, avait donné sa démission et expliqué en termes amers au peuple canadien, dans une proclamation, la cause de son départ. Cette proclamation fit grand bruit en Angleterre ; on en discuta vivement Tà-propos ; le Tiiues l'appela T/ie

Lord I/i'o/i Scditioncr ; et le cabinet décida de refuser à Durham, à son retour sur le sol anglais, les honneurs d'une salve d'artillerie à laquelle ont droit les gouverneurs des colonies.- Ceci mit le comble à son humiliation ; sa santé déjà ébranlée ne résista pas à ces avanies, et il mourut à Cowes, dans l'île de Wight, âgé de 48 ans, au moment où, sur l'avis de son médecin, il se préparait à se mettre en route pour le midi de la France. Une légende disait qu'aucun chef de la maison des Durham ne mourrait au château de sa famille ; il se plaisait à dire que lui-même continuerait la légende.

Ainsi que dans la vie de Byron, il y eut dans celle de Durham un côté romanesque.

Ce qu'un tel homme devait faire, à une époque troublée de notre histoire, était un peu à craindre. On l'envoya.id^ CâUse sans doute des grands talents politiques qu'on lui reconnaissait, mais un peu aussi pour s'en débarrassérTOn attendait avec anxiété le résultat de sa mission ; on craignait bien en même temps qu'il ne se livrât à quelque incartade dont il était coutumier. La chose arriva en effet, comme l'on sait. Durham reconnaissait bien qu'il avait dépassé la lettre de ses instructions en déportant à la Jamaïque ks vingt-quatre re-

belles qui n'avaient pas eu leur procès. Il se défendit en disant qu'en certaines circonstances, il est permis à un homme d'excéder son autorité, que les prisonniers qu'il déportait à la Jamaïque ne pouvaient rester plus longtemps sans procès, et qu'un tel procès à cette époque eût eu des conséquences désastreuses, attendu qu'aucun jury n'aurait condamné les rebelles, et que leur mise en liberté dans les circonstances n'était pas possible.

Quoiqu'il en soit, Diirham retourna en Angleterre après cinq mois de séjour seulement au Canada ; il était arrivé à la fin de mai i8.^8, et en était reparti dans- le mois d'octobre suivant Quelques semaines après son retour, il publia ce fameux rapport qui créa une si grande commotion en Angleterre et au Canada.

Qu'en si peu de temps, Durham ait pu observer avec autant d'exactitude les hommes et les choses, indiquer le remède aux maux existants, tracer une ligne de conduite à l'Angleterre et aux gouverneurs futurs du Canada, voilà ce qui est d'un homme vraiment remarquable. Durham aurait évidemment eu de hautes destinées politiques, s'il eut pu domintr la violence de son caractère ; ce rapport a été l'œuvre de sa vie, et a dû bien souvent, sinon

toujours, servir de livre de consultation aux ministres des colonies en Angleterre, pour ce qui concerne le Canada.

Son livre a provoqué de grands changements politiques. Nous lui devons une constitution nouvelle qui n'était que l'acheminement vers la confédération, qui nous amènera peut-être l'union législative. Il mérite donc que nous y consacrions quelques pages.

Durham étudie les mœurs, les usages et coutumes des Canadiens-français de toutes les classes, les com^Dare à celles des Anglais et en tire des conclusions.

Les Canadiens-français sont un peuj^le dei province de l'ancienne France, transporté en pleine Amérique, terre de progrès et d'avancement. Ils ont conservé leurs mœurs particulières, ils ne se mêlent pas aux Anglais, qu'ils regardent avec méfiance, et dont la supériorité sur le terrain industriel et commercial les irrite profondément. De leur côté, les Anglais méprisent cette race réfractaire à toute idée de progrès, et qui les retarde euxmêmes dans la voie de l'avancement. Il n'y

a pas de réconciliation possible. La haute société des deux races ne se fréquente pas ; on ne se mêle pas, même dans les divertissements, qui ne sont pas les mêmes ; et la religion, qui est différente, tend à creuser davantage l'abîme qui sépare si profondément ces deux peuples.

Aussi, pourquoi l'Angleterre a-t-elle, dès les commencements, laissé ainsi à lui-même ce peuple français ; pourquoi ne l'a-t-elle pas tout de suite anglicisé complètement, ou bien pourquoi ne lui a-t-elle pas donné les moyens de devenir un peuple capable de se gouverner, au lieu de le laisser croupir dans l'ignorance, et devenir par la suite un fardeau et un boulet pour les sujets anglais? Si le gouvernement anglais était, dès le début, décidé de laisser aux Français leurs lois, leurs coutumes et leurs mœurs, pourquoi a-t-il encouragé l'immigration anglaise dans cette province?

Voilà ce que se demande Diirham. Cela n'empêche pas, remarque-t-il, que même au Bas- Canada, les grandes qualités commerciales des Anglo-Saxons leur permirent vite de prendre le dessus, et c'est ainsi que, dans le commerce, la minorité anglaise eut bientôt pris l'ascendent. Il en fut de même dans l'agriculture ; le colon ano^lais eut à cœur d'améliorer sa

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terre, tandis que le colon français persista dans la vieille routine et ne tarda pas à voir sa terre épuisée. L'Anglais a toujours cru et croit en- ' core à sa supériorité ; tout ce qui ne tient pas aux usages anglais lui est insupportable et il ne cache pas son mépris pour tout ce qui lui est étranger.

Mais voilà que ces Saxons rencontrent justement un peuple également fier de son origine, possédant un orgueil inactif qui le disposait non pas tant à ressentir l'injure qu'à s'éloigner de ceux qui pourraient la lui faire subir.

En un mot, il y avait rencontre de deux peuples, se détestant par instinct et appelés cependant à vivre ensemble. D'un côté, on se plaint d'arrogance et d'injustice ; de l'autre, des vices d'une nation faible et conquise, et de perfidie. Il est donc naturel que l'on fût porté, d'un côté comme de l'autre, à se mal juger.

Le résultat ne pouvait être autre que l'éloignement grandissant des deux races : les deux peuples devenaient de jour en jour plus étrangers l'un à l'autre.

Durham prétendait que jamais la minorité anglaise du Bas-Canada ne se soumettrait à la domination de la nrajorité française, mais

qu'elle se joindrait plutôt au peuple voisiu et favoriserait l'annexion du Canada aux Etats- Unis. La majorité anglaise, ajoutait-il, est d'opinion que le Bas-Canada doit être anglais (Englisli) sous peine de cesser d'être britannique (British).

Il y a, dit-il, deux manières d'agir pour un gouvernement à l'égard d'un peuple conquis. On peut imposer aux vaincus les lois, les coutumes et les mœurs des vainqueurs; ou bien, on peut leur laisser leurs propres mœurs, leurs lois et leurs coutumes. C'est ce dernier mode qu'on a adopté vis-à-vis du peuple canadienfrançais. Durham prétend que le but politique que le gouvernement anglais poursuivait par là était de perpétuer l'isolement des Canadiensfrançais, et de les affranchir du contact des Yankees qui auraient pu leur communiquer leurs idées d'indépendance.

Si, ajoute-t-il, la politique plus sûre (sounder policy) de faire, dès le début, du Bas-Canada une province purement anglaise, par les lois, les coutumes et les institutions, avait prévalu, et si on avait persévéré dans cette politique, les Français eussent vite été noyés, et jamais le Canada n'aurait été témoin de ces animosités de race qui se sont perpétuées jusqu'à nos jours.

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On aurait dû prévoir que tôt ou tard rélément anglo-saxon était destiné à prédominer même numériquement dans le Bas-Canada, comme il prédomine déjà par la supériorité de ses connaissances, de son énergie, de son esprit d'entreprise et de sa fortune. Par conséquent, on a eu bien tort de se donner tant de mal pour conserver ici une nationalité française, en plein milieu de colonies et d'états anglo-saxons.

Durham se prononce ensuite pour l'établissement au Canada d'un gouvernement responsable, et affirme que c'est un tort de croire qu'un gouvernement irresponsable, c'est-à-dire composé de ministres nommés par l'autorité impériale et responsables seulement à cette dernière, soit le seul système de gouvernement possible dans les colonies. Le gouvernement représentatif, dit-il, est absolument opposé à un gouvernement irresponsable, et il cite à l'appui de sa prétention ce qui s'est passé en France, en 1830.

Durham attribue le manque d'initiative et l'indolence de la population canadienne-française, pour ce qui concerne les affaires publiques, à l'absence d'institutions municipales.

Il parle de l'importance qu'il y a pour les autorités impériales à ménager les sentiments

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et les intérêts du clergé et de la population catholiques, à cause principalement de la loyauté qu'a montrée celui-là en tout temps à la couronne britannique.

Les Canadiens-français ont horreur des impôts. Ils préfèrent se passer de trottoirs, n'avoir pas de police, pas de lumière, une mauvaise administration de la justice, plutôt que d'avoir pà payer des contributions. vSi, dit-il, le Bas- 5 Canada eut appris à s'imposer des sacrifices, il j serait maintenant probablement plus riche, I mieux gouverné, plus civilisé et plus content. Après avoir rapidement esquissé l'état politique et l'histoire du Haut-Canada, Durham arrive enfin à chercher le remède à la situation. On peut croire qi}^l se met toujours au J2Qin t de vue britannique ; ce qu'il veut, c'est garantir la nationalité et jes intérêts anglais. De cela, on ne saurait le blâmer ; c'est de sa part acte de patriotisme.

Il démontre qu'il faut absolument que le colon anglais jouisse ici au Canada des mêmes privilèges, de la même liberté que ses cousins des Etats-Unis. Autrement, dit-il, ils seront tentés et avec raison de se désaffectionner de la mère-patrie, d'envier le sort de leurs voisins et d'aller s'unir à eux sur leur sol hospitalier.

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Le fait que la terre est libre de toute entrave, aux Etats-Unis, en rend l'acquisition singulièrement plus facile, et il insiste sur le prompt règlement de la question des réserves du clergé. Les travaux immenses et au-dessus de ses ressources qu'a accomplis le Haut-Canada ont mis cette province dans un état voisin de la banqueroute. La machine ne fonctionne plus. Jamais le Colonial Office ne s'est occupé sérieusement de tous ces griefs ; les sujets anglais ont perdu toute confiance dans les efforts qu'ils peuvent faire pour remédier au mal, car ils soupçonnent toujours que le Colonial Office fera jouer, à la dernière minute, quelque ressort caché pour faire échouer leurs tentatives.

Durham étudie ensuite l'état politique des provinces maritimes et constate qu'on y souffre du même mal ; là aussi, on trou\-e un gouvernement représentatif uni à un exécutif irresponsable ; ce sont, dit-il, les mêmes frictions constantes entre les différentes branches du gouvernement ; le même abus de pouvoir des corps représentatifs, dû à l'anomalie de leur position, au manque d'institutions municipales, et à l'ingérence du gouvernement impérial dans des matières qui devraient être laissées

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entièrement sous le contrôle des gouvernements provinciaux.

Les Canadiens-français n'iront jamais se jeter dans les bras du peuple américain dont ils connaissent Tantipatliie pour les institutions canadiennes ; ils savent, en outre, qu'ils ne jouiraient pas d'une aussi grande sécurité dans la république voisine, et Durham insiste sur l'idée que le grand péril gît dans la désaffection des Haut-Canadiens. ■ N'oubliez pas; s'écrie-t-il, les liens de profonde sympathie qui unissent les habitants des deux frontières ; n'oubliez pas qu'ils parlent la même langue, qu'ils ont des rapports de commerce constants, qu'ils lisent les mêmes journaux, que ces relations journalières finissent par créer une identité de sentiments d'où vient précisément le danger. Quant au mécontentement que pourrait créer le nouvel état de choses, Durham ne voit pas comment on pourra s'offusquer d'un changement qui n'aura pour objet que de c consulter les désirs cUi peuple dans le choix de ses serviteurs. ))

Après avoir parlé de l'immigration au Canada, qui devra nécessairement prendre sa source clans les Iles Britanniques, immigration destinée à noyer, avec le temps, l'élément

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français du Bas-Canada, Duiliani revient encore sur les Canadiens français et sur leur avenir politique. Le mieux qui puisse leur arriver, dit-il, c'est qu'ils s'anglicisent le plus promptement possible ; et c'est dans leur propre intérêt qu'il désire cette anglicisation. Ils deviendront anglais tôt ou tard, et le plus tôt sera le mieux pour eux. L'intérêt de la classe instruite des Canadiens-français l'exige, puisqu'elle se voit la porte fermée à tout espoir de parvenir aux hautes fonctions. Déjà, dit-il, la langue anglaise a fait des progrès étonnants à Québec même, où les statistiques démontrent qu'il y a dix fois plus d'enfants français apprenant l'anglais qu'il n'y a d'enfants anglais ap- ' prenant le français.

Pour prouver que la nationalité française est destinée à disparaître, il la montre dépourvue de vigueur et d'élévation d'idées ; elle n'a pas d'histoire, ni de littérature ; la littérature française contemporaine lui est même étrangère, car les Français du Canada ne comprennent plus le français d'aujourd'hui.

La France qu'ils connaissent c'est celle d'avant la Révolution. 4 — ' ^

La seule politique à suivre pour l'Angleterre, à l'égard du Bas-Canada, doit donc être

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de prendre les moyens de le rendre anglais, et cette politique, il faut rappliquer avec fermeté et prudence. Pour cela, la première chose à faire c'est de ne laisser le pouvoir qu'à des mains anglaises ; d'ailleurs, répète Durham à plusieurs reprises, les Anglais du Bas-Canada provoqueront une rébellion plutôt que de se soumettre aux Canadiens-français.

Durham repousse les moyens trop violents, et hésite un peu entre une confédération de toutes les provinces anglaises, y compris lé Bas-Canada, et une simple union du Haut et du Bas-Canada. Le premier projet lui a semblé le plus sûr et le plus propre à assurer l'existence « d'une majorité anglaise qui devra prédominer en permanence » dans le parlement ; les pouvoirs locaux ne seraient que de simples administrations municipales, et cette fédération des provinces, ajoute-t-il, aurait une tendance naturelle à devenir une union législative complète. Ainsi, l'élément français aurait son propre gouvernement et ferait sa propre législation interne, tandis que, d'un autre côté, les intérêts britanniques seraient en sûreté dans le gouvernement général où dominerait une majorité anglaise ; ainsi serait préparée la tran-

sitioii graduelle des provinces de leur état actuel à celui d'un peuple uni et homogène.

Durham, cependant, pensant probablement que le temps d'établir une confédération n'était pas arrivé, se prononce en définitive pour une «union'); ce changement procurerait au Canada tout ce qu'il veut obtenir ; en outre, l'excédent du budget du Bas-Canada comblerait le déficit du Haut-Canada. Il était opposé à ce que l'on donnât la même représentation aux deux provinces, car il prévoyait qu'avant longtemps le Haut-Canada l'emporterait numériquement sur l'autre province ; il était donc à l'avantage de la province anglaise d'avoir tout de suite une représentation basée sur la population. Autrement, les dissensions ne tarderaient pas à s'élever dans les Chambres. I^a suite des événements a démontré jusqu'à quel point Durham avait prévu juste.

Nous nous sommes étendu longuement sur ce rapport de lord Durham, à cause de la très grande influence qu'il a eue sur nos destinées politiques. Nous lui devons r« Union» qui, de l'avis des esprits dirigeants, ne devait être qu'un état de transition, et qui devait nous mener à la Confédération. C'est à ce rapport aussi que nous devons la formation de l'opi-

nion des Anglais du Haut-Canada sur les Canadiens-français. Encore à l'heure qu'il est, pour un grand nombre d'entre eux, nous sommes, à tous les points de vue, des arriérés, et la province de Québec est le boulet que la Confédération traîne à son pied. Lors des débats qui se soulevèrent dans les Chambres durant la période de l'Union, on entend à chaque instant le nom de Durhara et on fait mention de son fameux rapport ; la même chose se renouvellera lors des débats sur la Confédération. C'est depuis ce livre que l'appellation de race inférieure a pesé sur les Canadiensfrançais. Peut-être l'apparition, sur la scène politique locale et fédérale, d'hommes remarquables appartenant à notre race contribuerat-elle à faire disparaître cette opinion injuste et imméritée.

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