SOUMISSION DB LILLTRIE GRECQUE
Carmmte à se rendre ^ En môme temps, le consul G. Gassius tentait de mener ses légions en Macédoine à tra« vers rniyrie, demandait des guides aux Gaulois, aux Games, aux Istriens, aux lapodes, et, après avoir parcouru une partie du pays, revenait en pillant et incendiant tout. Le Sénat jugea peut-être imprudent de montrer ainsi le chemin de Rome à ces barbares, mais on ne voit pas qu'il ait donné aux plaintes de ces peuples d'autre satisfaction que l'envoi d'ambassadeurs et de 2,000 marcs d'argent*.
Ces succès de Rome sur les Istriens privaient Gentios d'une précieuse alliance. Les pirates illy riens s'étaient joints en effet à ceux de l'Istrie. ((Bien plus, c'était de son royaume C[u'étaient partis tous les bâtiments qui avaient ravagé les côtes de la mer supérieure, disait Duronius à son retour à Rome ; des citoyens romains étaient retenus par lui à Corcyre notre (Gurzola), et il avait refusé de recevoir les ambassadeurs envoyés auprès de lui. G'était sans doute des Isséens que Duronius tenait des renseignements si précis. Gentios s'en excusait, il est vrai, sur une maladie qui l'avait arrêté aux extrémités de son royaume, ses envoyés venaient l'attester à Rome niême ; il n'en était pas moins dès lors, et avec juste raison , suspect au Sénat (180). Des embarras intérieurs, (K)mme le soulèvement des Dalmates et la présence à Issa d'une flotte de vingt navires chargés sous deux ddumrwiri navalesiiàQ défendre la côte contre la flotte illy-
1 Liv. , XLin, 1 .
2/Wd..XLm, 1, 5.
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rienne * , Tempèchèrent sans doute de porter secoars aux Istriens ; leur écrasement le rendit plus circonspect. Sa position était difficile entre les Romains et Persée. Les Parthins et les Dassarètes avaient secoué le joug en même temps que les Dalmates. Son royaume vers le sud s^arrètait maintenant à Lissos. Avec 15,000 hommes seulement et des ressources épuisées par Tamoindrissement de ses États, la cessation des pillages maritimes, l'appauvrissement du pays par les Gaulois, comment n'aurait-il pas hésité entre la Macédoine et Rome ? Quel autre espoir lui restait que de se ménager une neutralité qu'il pût invoquer en sa faveur auprès du vainqueur, quel qu'il fût? Les Illyriens étaient très partagés. Quelques-uns inclinaient vers le roi de Macédoine. Le chef d'une de leurs tribus, Arthetauros, coupable d'avoir révélé aux Romains les propositions qu'il avait reçues de Persée, avait été assassiné*. D'autres faisaient appel à Rome et lui demandaient de mettre des garnisons dans leurs places voisines de la Macédoine, et le préteur Gn. Sicinius leur envoyait 2,000 honunes'; d'autres essayaient de se concilier à prix d'or les représentants du Sénat*.
Gentios se défendait de toute pensée hostile aux Romains, et se faisait justifier par des ambassadeurs des accusations que les Isséens renouvelaient contre lui '(172);
1 Liv., XLI. 1 .
^ Ibid., XLII, 13.
» Ihid,, XLII, 36.
* Decimius ... captarum etiam pecuaiarum ab regibus Illyriorum suspicione infamis. (Liv., XLII, 45.) » Liv., XLII, 26.