Voir la Ville sous l'ancien régime, liv. II, chap. VI
2. De Bausset, Hi,st. de Fénelon, t. IV, p. 87. — Sicard , l'Ancien clergé de France. Les éréques avant la Itévolution, 1893, p. 43.
3. Le Languedoc était subdivisé en 21 diocèses, la Bretagne en 9. Partout, au point de vue de l'administration ecclésiastique, les diocèses étaient divisés en archidiaconés, eux-mêmes subdivisés en arcbiprélrés, d'où dépendaient les paroisses.
contestée clans les grandes villes, mais sans rivale dans les petites et dans les campagnes. Chefs temporels et spirituels à la fois, il eût été difficile de leur résister. Ils allaient même jusqu'à se servir de Texcommunication au dix-septième siècle, contre leurs administrés les plus récalcitrants. Pavillon, évèque d'Alet, publia des monitoires contre les seigneurs de son diocèse qui opprimaient leurs vassaux, séduisaient les filles et ne payaient pas leurs dettes. Un seigneur, excommunié par lui, en appela au parlement de Toulouse qui déclara qu'il y avait abus. L'évéque invoqua l'autorité du roi, qui renvoya la cause au parlement de Grenoble, tandis que le gentilhomme, mis en interdit, était obligé de quitter 1% pays*. Un autre prélat refusa l'absolution à des officiers qui ne voulaient point payer à des communautés d'habitants ce qu'ils leur devaient'.
En 1633, l'archevêque de Bordeaux étant en lutte avec le gouverneur, le duc d'Épernon , s'avisa de l'excommunier et de mettre la ville en interdit. La messe ne devait plus être dite à Bordeaux que dans la chapelle de l'archevêché ; les curés réclamèrent et s'adressèrent au parlement, qui menaça d'en appeler comme d'abus et finit par obtenir le retrait de l'interdit 3. Les différends que les prélats pouvaient avoir avec les autorités civiles ne les entrai-
1. Roschacli, Histoire de Languedoc , Additions , t. XIII, p. 158, ■108 à 4(1.