‹ La province sous l'ancien régimeChapitre 102 sur 205 · Sicard, p. 9 à · texte numérisé non relu

Sicard, p. 9 à

2. En Alsace, les seigneurs protestants nommaient le cuié de leur village par procuration. (Krug-Bass, p. 155.)

dinal de Fleury du désaccord qui régnait entre l'évêque de Grenoble et le chapitre, par suite du refus de celui-ci de laisser marcher ses bedeaux devant l'évoque '.

L'intendant devait aussi donner des renseignements sur des curés en procès avec leur évèque ou qui suscitaient des appels comme d'abus contre ses décisions. L'évêquè de Sisteron avait fait déclarer incapables d'exercer leur charge des curés ignorants au point de ne pas savoir le latin , de ne pouvoir définir le sacrement de pénitence, et de se montrer dans leurs examens d'une nullité « à faire dresser les cheveux sur la tête ». En 171 i, le curé d'Ollioules, en procès avec son évêque, fut exilé à trente lieues de Toulon -. Un curé de Lorraine , accusé de trop aimer les procès, fut relégué par lettres de cachet dans différents couvents, d'où la révolution de 1789 seule put le faire sortir. Mais parfois les curés résistaient. L'évèque de Nancy ayant voulu supprimer les synodes ruraux où se réunissaient annuellement les prêtres de chaque doyenné, ceux-ci se pourvurent au conseil du roi et firent naitre de telles difficultés que le prélat en mourut de chagrin ^.

Si les curés étaient soutenus par leurs fidèles, il était difficile de sévir contre eux. En 173'/!, le curé de Cucuron , accusé d'avoir séduit plus de vingt filles de sa paroisse, reçut l'ordre de venir faire une retraite au séminaire; mais il n'était que trop aimé

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