‹ La province sous l'ancien régimeChapitre 104 sur 205 · Dcpping, t. II, inlr., p. xiii · texte numérisé non relu

Dcpping, t. II, inlr., p. xiii

LES ÉVÉQUES. 187

les fidèles de se baigner pêle-mêle dans une fontaine , la veille de la Saint-Jean. Il fut plus facile à Fenélon de reprimer les « indécences » que les habitants d'un village auraient commises dans une procession en y portant des drapeaux et des flèches; mais les populations tenaient à leurs coutumes et les défendaient parfois, lorsqu'une discipline plus rigoureuse voulait les contraindre d'y renoncer. Fléchier fut cité au parlement de Toulouse par des pénitents blancs dont il ne voulait pas autoriser la confrérie '.

D'ordinaire soumis au roi, qui les nommait, et disposés à seconder ses desseins, les évêques savaient résister, lorsque leur conscience leur en faisait un devoir. Us le montrèrent, surtout dans les querelles religieuses du milieu du dix-huitième siècle-. Plusieurs d'entre eux furent exilés; d'autres reçurent l'ordre de rester chez eux », Pour ceux qui passaient une partie de leur vie à la cour, c'était encore une sorte d'exil.

En dehors despays d'états, certains évèquesavaient des pouvoirs exceptionnels; l'archevêque de Lyon, Villeroy, ne s'occupait pas seulement de questions de

1. De|iping, t. I, p. 1011. — De Baussel, l. III, p. 9i. — Delacroix, llisl. de Fléchier, t. H, p. 75.

2. Quelques-uns s'opposèrent, sous Louis XIV, au droit de régale, d'après lequel le roi pereevail les revenus des évôcliés, des abbayes et des canonicals vacants et pouvait y nommer. Des diocèses du Languedoc se prétendaient exem[its de ce droit. Voir Relation de ce qui s'est passé touchant l'ulfuire de la régale dans les diocèses d'Alet et de Pamicrs, 1681.

Page 1