‹ La province sous l'ancien régimeChapitre 105 sur 205 · Duc de Luynes, Mém., t. XV, p · texte numérisé non relu

Duc de Luynes, Mém., t. XV, p

188 LES AUTORITKS INAMOVIBLES.

commerce, d'industrie et de finances '; il réglait les étapes avec l'intendant; frère du maréchal, qui était gouverneur de la ville , il avait été investi des pouvoirs de commandant en chef de la province-. L'évêque de Mende, au dire du tiers état de la ville, « disposait de toute administration civile et judiciaire ». Quelques évèques, comme celui de Grenoble, intervenaient dans le choix des consuls; parfois , ils étaient en lutte avec les officiers municipaux, et ceux-ci ne craignaient pas de leur résister. Un prélat se contentait de signaler la faiblesse d'un maire, en présence d'une émeute : « Je suis évèque, écrivait-il au ministre, et par conséquent père du peuple » ; mais il ajoutait : « A moins de montrer de la fermeté au peuple, on le rend insolent''. » Quelques-uns apportaient dans ces questions une expérience qu'ils avaient acquise dans leurs fonctions antérieures, comme l'évêque de Lodève , Bosquet, qui avait été intendant, et Tévêque de Lescars qui était entré dans les ordres après avoir été conseiller au parlement et avoir eu quatorze enfants ^.

La compétence des évèques s'exerçait partout d'une manière plus ou moins étendue, mais indiscutée, toutes les fois qu'il s'agissait d'humanité et S2;:£^ de charité. Ils suscitaient des fondations utiles,

comme les « bureaux des incendiés » dans l'est de la

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