‹ La province sous l'ancien régimeChapitre 106 sur 205 · Hibliollièque nationale, fr · texte numérisé non relu

Hibliollièque nationale, fr

3. Sicard,p. 78 à 82. — A. de lioislisic, Covr. des Conlrôleurs gén., t. III, n" 589.

i. Pierre de Marca devint archevêque de Paris en 1G62, après avoir été conseiller au parlement et conseiller d'Étal.

LES ÉVKQLES. 189

France , le « prêt gratuit et charitable » à Montpellier, le « mont de piété » à Embrun; ils encourageaient les ateliers de charité ^ et veillaient à l'instruction des sages-femmes. Les revenus excessifs de quelques-uns d'entre eux leur permettaient de consacrer à l'aumùne, à la charité, à des fondations utiles la plus grande partie de leurs ressources épiscopales et personnelles. Faut-il citer un Juigné à Chàlons, un Durfort à Besançon, tenant table ouverte pour des officiers pauvres et ne sortant jamais sans être suivis de serviteurs distribuant l'argent à pleines mains; un cardinal de Bcrnis, à Alby,, s'endettant de 150,000 1. pour secourir les pauvres; un Fontaine de Montées, à Nevers, nourrissant, pendant un hiver rigoureux, plus de 2,000 personnes dans son palais, et faisant allumer dans ses cours de grands feux pour les protéger contre le froid? D'autre font des legs princiers aux hôpitaux, comme de Tilliadet, évêque de Mâcon, qui leur donne 800,000 l\

Les évéques président de droit les bureaux des hôpitaux et des aumônes générales ; ils présidaient aussi les assemblées de notables qui se tenaient pour remédier aux disettes et aux maux exceptionnels. En 1709, Fléchier provoque une assemblée de ce genre, où l'on décide d'acheter du blé; il fait dans ce but une avance de 0,000 1. . Afin de susciter les aumônes et le concours de tous, il lance un mandement pathétique, où il montre les peuples ruinés par « les

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