‹ La province sous l'ancien régimeChapitre 107 sur 205 · Sicard , p. 464 à · texte numérisé non relu

Sicard , p. 464 à

tempêtes de la famine ». D'autres établissent des greniers d'abondance, font des quêtes, achètent des grains sur leurs revenus, ou se constituent les avocats de leurs fidèles, en exposant auprès de l'autorité centrale leur impuissance à payer des impôts accablants. Massillon parvient ainsi à faire réduire les contributions qui pesaient sur l'Auvergne. L'évêque de Périguenx, en 1708, signale au roi l'état de l'agriculture dans son diocèse, et demande qu'on remédie à ses maux, en faisant acheter des cochons par le roi, en facilitant l'exportation des châtaignes et des eaux-de-vie, ainsi que la vente des petits bœufs, enfin en prohibant l'entrée dans la province des blés étrangers'.

Leur voix s'élevait parfois en faveur de la justice méconnue. Sous Louis XIV, l'évoque de Marseille, à la suite d'une mission faite au bagne, transmet au ministre les plaintes trop légitimes des galériens qui avaient fait deux ou trois fois leur temps. Ces malheureux étaient en effet gardés trop souvent toute leur vie aux galères, s'ils n'avaient pas assez d'argent pour acheter un Turc, fait prisonnier dans la Méditerranée par l(;s vaisseaux des nations chrétiennes-.

L'administration pouvait confier aux évêques des missions qui nécessitaient de la prudence et du tact. En 1733, la grêle fit des dégâts considérables en

1. Depping, Corresp. Adm.,l. 1, p. 1010. t. Il, p. i. — Delacroix, Hùt. de Fléchier, t. II, p. 294. — Sicard, p. 494. — A. de Boislisle, Coït, des Contrôleurs gcncraux, t. III, n" 399.

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