‹ La province sous l'ancien régimeChapitre 108 sur 205 · A. de Boislisle, ibid , n · texte numérisé non relu

A. de Boislisle, ibid , n

Daupliiné. L'évêque de Grenoble, de concert avec l'intendant, fit faire des quêtes en faveur des populations atteintes, particulièrement en faveur du peuple des campagnes, qui était le plus à plaindre; mais « il est dangereux, disait-on, de s'informer trop publiquement de ses malheurs dans la crainte qu'il ne les exagère. » Et l'évoque fut chargé de s'en enquérir « avec précaution ^ »,

Il en avait l'occasion dans ses tournées pastorales, qui lui permettaient de connaître les besoins des populations, leur élat d'aisance et de misère; de signaler leurs maux aux intendants et aux ministres. Si l'insouciance coupable de quelques prélats, si des raisons de mauvaise santé jointes au déplorable état des chemins empêchaient plusieurs d'entre eux de s'acquitter de cette tâche bienfaisante, la plupart visitaient consciencieusement les paroisses de leurs diocèses. On en cite même, dans les pays des montagnes, parcourant à pied les régions écartées, catéchisant les enfants, écoutant les doléances des paysans, et leur ouvrant leur bourse en même temps qu'ils leur donnaient des conseils '.

ils s'enquéraient dans ces tournées de l'instruction qui était donnée aux enfants et dont la haute surveillance leur appartenait. On sait qu'au moyen âge le clergé avait pour ainsi dire le monopole de l'enseignement, et que les écoles épiscopalcs étaient justement renommées. La création des universités

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