‹ La province sous l'ancien régimeChapitre 109 sur 205 · Henry, Bosquet, p · texte numérisé non relu

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et des collèges diminua peu à peu l'influence des évoques sur l'instruction secondaire, sans cependant l'annihiler; ils contribuaient à la fondation et à l'accroissement de certains collèges, ils relevaient ceux qui périclitaient, et à partir de la suppression de l'ordre des jésuites, ils veillèrent à l'existence et à la prospérité des établissements d'instruction que ceux-ci avaient été forcés d'abandonner ^ En tous cas, leur autorité reste presque entière sur les écoles primaires. Ils en stimulent la création, ils en prescrivent la surveillance, ils en règlent la discipline par leurs statuts synodaux, leurs ordonnances, leurs règlements et leurs mandements. Dans quelques diocèses, ils nommaient les maîtres d'écoles; dans les contrées très nombreuses où ceux-ci étaient désignés par le suffrage des habitants ou des municipalités, ils conservèrent souvent le droit de les admettre, de les exclure ou de les révoquer-. Cependant, en Provence, ce droit leur était dénié, et l'évêque de Marseille le réclamait avec instance en 1726. Lorsque Louis XIV voulut faire établir des écoles dans toutes les paroisses et en rendre la fréquentation obligatoire, il s'adressa aux évoques, d'autant plus que cette mesure avait pour but de faire enseigner partout les doctrines catholiques au détriment de celles des prolestants; ce fut également aux évoques que s'adressa en 1716 le gouvernement du régent pour leur demander « des mémoires de tout ce

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