‹ La province sous l'ancien régimeChapitre 117 sur 205 · Bibl. nationale., fr · texte numérisé non relu

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2. L'intendant Pellot lutte pour ce motif avec le parlement de Toulouse. (OReilly, t. I, p. 399.)

3. Bibl. de Troyes, man., 686, fol.. 87. — Bibl. nationale, fr., 8824.

4. Lettre de l'intendantdc Berulle, du 23 nov. 1G83. Arch. nationales, G '., 102. — L'assesseur fut interdit pendant un an et relégué à Montauban.

demeurent dans les montagnes d'Auvergne, et la plus grande partie de leur bien consiste en bétail, qu'on ne peut saisir que pour la taille '. » En 1708, une pauvre femme se plaint d'un conseiller au parlement de Provence qui lui doit 1,500 francs depuis douze ans. « Je n'ai pu lire ce mémoire, écrit le contrôleur général Desmarets, sans indignation de voir qu'un officier de ce caractère ait eu recours à tout ce que la chicane peut inventer pour retarder le payement d'une somme qu'il reconnaît devoir 2. » En 1711, un particulier nommé Perrin ne peut trouver aucun huissier qui ose signifier au procureur général un arrêt condamnant celui-ci à payer 1,200 1. « Gomme il ne convient pas, écrit le chancelier Pontchartrain au premier président, que le crédit d'un officier empêche ceux qui ont le malheur d'avoir des procès contre lui de faire les poursuites nécessaires, je ne puis trop vous exhorter à interposer votre autorité pour que Perrin trouve un huissier... Cet officier mérite d'autant moins faveur que ce n'est pas la seule affaire qu'il ait eue de cette nature ^. »

Dans de pareils cas, l'intervention du pouvoir central est nécessaire et justifiée. Il ne faut pas que l'indépendance du magistrat dégénère en abus de pouvoir ou en mollesse. Colbert le comprenait bien, lorsque dans d'admirables instructions, il recommandait aux intendants « d'informer en détail de quelle

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