‹ La province sous l'ancien régimeChapitre 118 sur 205 · Lettre du 27 décembre 1711. Bibl. nationale, fr · texte numérisé non relu

Lettre du 27 décembre 1711. Bibl. nationale, fr

manière les compagnies rendaient la justice... si celle-ci avait tourné à l'oppression du faible en faveur de quelque ami... » si les procès étaient longs et les épices excessives... « si dans toutes les occasions de violences, meurtres, assassinats ou mauvais traitements commis par les gentils-hommes ou principaux de la province, les compagnies s'étaient portées sans crainte à faire justice contre les coupables' ». Parfois, en effet, les juges négligents, intimidés ou partiaux, n'osaient agir. Dans le pays de Foix, le présidial de Pamiers , entravé d'ailleurs par le parlement de Toulouse, avait laissé impunis 360 meurtres en trois ans et demi. Le présidial de Poitiers ne poursuivait pas des meurtres commis par des jeunes gens « apparents'-. » Ailleurs, ce sont des juges qui refusent de protéger des paysans dont les biens ont été injustement saisis par ordre du seigneur 3; c'est un parlement impuissant à faire exécuter ses arrêts. Dans le ressort de celui de Toulouse, des gentilshommes campagnards condamnés à mort restaient tranquillement dans leurs châteaux, bravant les huissiers et la maréchaussée ^\

Pour remédier à ces défaillances de la justice locale, le pouvoir central avait recours au dix-septième siècle, soit à des commissaires spéciaux, soit à des commissions de membres du parlement , qui se transportaient dans les provinces pour tenir des as-

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