‹ La province sous l'ancien régimeChapitre 133 sur 205 · Bibl. nationale, fr., 8i · texte numérisé non relu

Bibl. nationale, fr., 8i

2. Journal historique de Verdun, mai 1719, août 1723. — Rcjouissances faites à Lisieux pour l'établissement de la taille proportionnée, 1718. — Jean Buv&l, Journal de la Régence, août 1721, t. Il, p. 253.

difficiles par la misère, plus on leur donne à gagner... leurs frais de contrainte en sont plus grands, ils surpassent le taux même de la taille... » Il est vrai « que les paysans ne payaient pas par quartiers et se faisaient faire des frais , parce qu'ils savaient qu'ils seraient doublés l'année suivante, s'ils payaient bien celle-ci' ».

Le marquis d'Argenson écrivait dans une année de disette, et son témoignage est celui d'un témoin disposé à retracer les côtés sombres d'un tableau plutôt que ses aspects lumineux. Il n'en est pas moins certain que de tous les impôts , la taille personnelle, qui était par le fait un impôt sur le revenu des paysans et des bourgeois non privilégiés, resta l'impôt le plus décrié et le plus onéreux. On sait de quelle manière elle était perçue dans les communautés d'habitants et la part que prenait la population à la nomination des assesseurs et des collecteurs -. Les receveurs, d'ordinaire « honnêtes gens , » étaient sans doute souvent exigeants ; ils étaient quelquefois trop nombreux", et l'on pouvait reprocher à certains d'entre eux, comme le faisait d'Argenson, d'abuser des frais de contrainte. Au nombre de 204, sous Louis XVI, ils étaient sous les ordres des receveurs généraux des pays d'élections.

Ceux-ci, d'abord au nombre de trois, avaient été

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