Hippeau, le Gouvernement de Normandie, t. IX, p
indemnité annuelle de 8,000 francs '; la moitié du droit de coutume, attribuée au duc de Gramont, sur le commerce des étrangers en Béarn '. Ils obtenaient fréquemment le gouvernement de la capitale ou d'autres places fortes de la province. L'amirauté était réunie au gouvernement de Bretagne. Un édit de 1560 avait bien défendu aux gouverneurs de recevoir aucun don où prêt d'argent, « à peine d'amende du quadruple envers le peuple et du quadruple envers le roi -^ » . L'usage avait pourtant persisté de leur offrir des sommes parfois considérables et des présents d'argenterie, lors de leur première entrée dans leur capitale, et bien rares étaient ceux qui, comme le duc de Vendôme, avaient la générosité de les refuser. Villars reçut 12,000 francs de la ville de Metz, •20,000 des états de Provence. Le gouverneur de Languedoc avait 175,000 fr. de revenus réguliers et certains '•; ceux de Bretagne et de Bourgogne n'en avaient guère moins. Celui de Guienne touchait près de 100,000 fr. On avait ajouté 45,000 fr. au traitement du gouverneur de Poitou sous Louis XV^ parce que le titulaire était le prince de Conti '". Dans certains cas , l'État accordait des brevets de retenue aux titulaires^'. Les appointements varièrent selon les