‹ La province sous l'ancien régimeChapitre 148 sur 205 · Rapport de Camus, Réimp. du Moniteur, t. VII, p · texte numérisé non relu

Rapport de Camus, Réimp. du Moniteur, t. VII, p

gouverneur prêtait alors serment, prenait son épée des mains du premier huissier, et remerciait la cour en une harangue, à laquelle le premier président répondait'. L'autorité militaire recevait son investiture de l'autorité judiciaire, dépositaire de la puissance du roi et de la loi. Dans la formalité du serment s'attestait une fois de plus la prédominance de l'élément civil sur le pouvoir militaire, du droit sur la force, de la magistrature sur la noblesse, de la toge sur l'épée, qui depuis Louis XIV s'affirmait de plus en plus dans l'ordre administratif et politique.

1. Eslignard, le Parlement de Franche-Comlc, t. I, p. 254. — La réception du duc de Richelieu et du duc de Chaulnes par les parlements de Toulouse et de Bordeaux sous Louis XV souleva des questions de cérémonial, qui sont exposées pour le premier dans un long mémoire. (Bibl. nationale, fr., 6828.) Les lettres de gouvernement pouvaient être enregistrées par le parlement en l'absence du gouverneur. (Bibl. deTroyes, man. 680. — Du Tillet, fol. 273.)

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