‹ La province sous l'ancien régimeChapitre 161 sur 205 · Ilippeau, l. IX, p. 25i, 274, 187, IGi · texte numérisé non relu

Ilippeau, l. IX, p. 25i, 274, 187, IGi

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transmet souvent à ceux qui peuvent leur donner satisfaction. L'esprit de conciliation ne respire pas seulement dans ses actes, mais dans les formes de sa correspondance, dans les ordres qu'il donne, surtout s'il les adresse à la noblesse. On voit recourir à lui non seulement des officiers et des soldats, mais des sujets et même des communautés qui ne peuvent se faire rendre justice. En 1661, le prince de Conti, en sa qualité de gouverneur de Languedoc , tient une sorte de cour souveraine au Puy, pour apaiser un différend entre les habitants d'un village et leur seigneur 1. Au siècle suivant, une femme, que ses deux beaux-frères menacent de mauvais traitements, implore la protection du duc de Fitz-James; celui-ci écrit aux consuls de faire venir ces derniers et de leur défendre de la maltraiter. Là, ce sont des créanciers qui ne peuvent se faire payer par des g-entilshommes : c'est un domestique qui réclame au marquis de Verdail 544 liv. pour ses gages pendant quatorze ans de service : « Je suis persuadé, écrit le duc au marquis, que c'est un oubli de votre part et que vous voudrez bien le satisfaire si sa demande est fondée. » Même lettre au baron de Brètes, dont le cuisinier ne peut se faire payer 773 liv. pour sept ans et sept mois de gages. On ne saurait dire qu'en pareil cas le gouverneur se montrât disposé à user de son autorité. A coup sûr, il ne s'abuse pas sur son étendue. 11 approuve un colonel d'avoir refusé des dragons à un chanoine qui voulait leur faire

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