‹ La province sous l'ancien régimeChapitre 162 sur 205 · Roschach, (. XllI, p · texte numérisé non relu

Roschach, (. XllI, p

poursuivre un débiteur. Un gentilhomme se plaint de quatre femmes qui mènent une vie scandaleuse ; un évoque, de deux frères qui troublent son diocèse ; un consul, d'une femme qui l'a insulté : qu'ils s'adressent aux officiers de police et aux juges des lieux! Le duc de Fitz-James s'occupe de toutes les plaintes , mais à bien peu d'entre elles il donne satisfaction ' .

Il intervient plus efficacement dans une querelle qui s'est élevée entre un curé et ses paroissiens. Ce curé, qui est de famille noble, a refusé d'admettre le roi de la jeunesse à l'offrande, suivant l'usage, avant les consuls. « Je pense, écrit Fitz-James en parlant du curé, qu'il conviendrait de l'envoyer au séminaire pendant quelque temps pour lui apprendre que la noblesse dont il se pare ne doit pas faire prendre des airs de hauteur et de mépris, mais qu'elle doit au contraire le faire distinguer par la décence, le bon exemple et la modération » . Mais s'il est d'avis de punir le curé, il pense qu'il faut infliger également un châtiment au consul, qui soutient le parti des jeunes gens et qui a voulu envoyer le curé en prison, « parce qu'il l'avait trouvé au cabaret après dix heures du soir^ «.

L'influence des gouverneurs peut être invoquée dans les affaires ecclésiastiques , en faveur des communautés religieuses, par exemple. Villars soutient les dames dé l'abbaye d'Hyères contre leur abbé et

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