En 1643, le maréchal de Schomberg cède le gouvernement de
lieutenants généraux devenaient gouverneurs. Ainsi le marquis de Saint-Luc succédait au duc d'Épernoii en 1670, le duc d'Harcourt au duc de Luxembourg en 17G8. Dans les pays d'états, nous avons vu qu'ils recevaient, en sus de leurs appointements, des gratifications des assemblées. Le roi donnait en outre, en Bretagne, 20,000 1. au commandant en chef qui tenait les états , et qui était forcé , en cette qualité , d'avoir table ouverte et un grand train de maison ^ Ce n'était pas trop pour soutenir leur rang. Même dans les pays d'états, ils y mettaient du leur. Le duc de Randon avait payé 240,000 1. sa charge de lieutenant général de Franche-Comté, qui ne lui rapportait que 21 ,000 1. ; aussi affirmait-il que depuis quinze ans, il avait « mangé tous les ans dans sa place plus de 150,000 francs ». 11 obtint de la faire passera son frère '. Les lieutenances générales, qui n'étaient pas héréditaires en droit, l'étaient quelquefois en fait, moins cependant que celles des gouverneurs.
Il n'était pas nécessaire d'avoir été militaire pour exercer ces fonctions. L'archevêque de Lyon, Villeroy, en fut pourvu; en cette qualité, il s'occupait de l'administration militaire et même des étapes ^. Ailleurs, à Rouen et à Aix, des premiers présidents furent
Languedoc au duc d'Orléans, le maréchal de l'Ilùpital celui de Champagne au duc d'Enghien. (N. Goulas, mém., t. H, p. 22,24. — liiicnne, Mcm., Coll. Pclilot, t. XXXVI, p. 107.)