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La Vie inidtaire sous l'ancien régime, t. II, p

3. Arch. nationales, G 7, 369. — En 1728, après sa mort, Canaples lui succède, avec 120,000 francs d'appointements payés par la ville do Lyon. (Monlfalcon, t. II, p. 218.)

chargés du commandement militaire dans la province même où ils exerçaient les plus hautes fonctions de la magistrature.

S'il y avait partout des lieutenants généraux, l'État ne nommait de commandants militaires que dans certaines provinces et à certaines époques. Dans ce cas, il enlevait au gouverneur toute son autorité sur les officiers et les troupes; il ne lui en laissait que sur les bourgeois, ce qui la réduisait à peu près à néant '. En 1G37, le cardinal de Richelieu, voulant annihiler la puissance du duc d'Épernon en Guienne, envoya dans cette province le prince de Condé avec le titre de commandant en chef. D'Épernon dut céder au pouvoir dont était investi un prince de sang , et se retirer dans ses terres. Condé lui avait écrit en prenant possession de son commandement : « C'est à mon grand regret que je vais commander de la part du roi ses armées dans votre gouvernement ; . . . néanmoins puisque sa volonté est telle, il faut obéir ^ ». Mazarin fut moins heureux que Richelieu. En 16i9, il voulut suspendre les pouvoirs du duc de Longueville en Normandie; mais la ville de Rouen, où dominait le parlement, ferma ses portes au comte d'Harcourt, qui venait en prendre le commandement au nom du roi. Longueville résista par la force, et finit par traiter avec le ministre, qui non seulement lui maintint son gouvernement, mais en assura la survivance à son fils^. Quelques gou-

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