Floquet, Hist. du Parlement de Normandie, t. V, p
verneurs contestèrent encore par la suite, mais avec des formes plus pacifiques, l'autorité complète des commandants. Le prince de Dombes, en Languedoc, prétendait conserver la suprématie sur le duc de Richelieu, lieutenant général pourvu de pouvoirs spéciaux ; celui-ci répliquait que lorsqu'il y avait un commandant pour le roi dans une province, le gouverneur n'y avait plus d'autorité et qu'il n'en avait même que lorsqu'il y résidait K Le duc, devenu gouverneur de Guyenne, aurait-il soutenu la même thèse, lorsque le maréchal de Mouchy fut nommé, en 1785, commandant en chef de cette province? Il fut interdit au duc de séjourner dans son gouvernement, en l'absence du commandant en chef, qui exerçait désormais toute l'autorité. Richelieu écrivit vainement au roi pour lui faire rapporter cette décision-.
Les commissions des commandants étaient d'ordinaire limitées et révocables ; cependant nous voyons que la charge du maréchal de Mouchy fut donnée en survivance à son fils, le vicomte de Noailles. Elles n'étaient pas incompatibles avec celles de gouverneur d'une autre province; ainsi le duc de Fitz-James, gouverneur du Limousin, exerce l'autorité militaire en Languedoc. Le commandant en chef joue le rôle de gouverneur, d'une manière