‹ La province sous l'ancien régimeChapitre 177 sur 205 · Duc de Luynes, t. V, p · texte numérisé non relu

Duc de Luynes, t. V, p

2. Bourdelte, Méin. du pays de Bigorre, p. 343. — Vie privée du maréchal de Richelieu, t. II, p. 34i. — Le traitement du commandant en chef en Languedoc élail de 74,000 fr. (Duc de Luynes, t. XIV.)

LIEUTENANTS GÉNÉRAUX ET COMMANDANTS. 3i7

plus complète même. Tel fut Richelieu en Languedoc. Dans les nombreux séjours qu'il y fit, il se munissait d'instructions détaillées, soit de la cour, soit des intendants; il stimula les embellissements des villes ' et fut souvent l'organe des volontés royales. En Bretagne , les commandants ont aussi des attributions étendues, non seulement au point de vue militaire , mais pour l'administration civile -. Il eu était de même en Provence, où le comte de Grignan, gendre de M™" de Sévigné, exerça le commandement pendant près de cinquante ans. L'insouciance du duc de Vendôme lui permit de s'attribuer une autorité des plus étendues.

« Fort obligeant et universellement estimé , aimé et respecté, dit Saint-Simon, et en môme temps actif, généreux, il se ruina par son désir de soutenir son rang et de représenter. » Il recevait 1,729 francs par mois, y compris l'entretien de sa compagnie de 20 gardes; il s'était approprié 12,000 francs qui auraient dû revenir au gouverneur; mais ces ressources ne suffisaient pas à l'hospitalité fastueuse qu'il exerçait dans son château , à la magnificence qu'il déployait à Marseille pour montrer aux princes étrangers « un échantillon de la grandeur de la France ». En 1706, il fit fondre sa vaisselle d'argent pour en verser le produit dans les caisses de l'État;

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