INTRODUCTION. III
apparent d'uniformité, et ils ont cru que le bien du service devait nécessairement en souflrir; mais ils se sont abusés. Car il en est de ces pays, gouvernés chacun par des lois différentes, ainsi que d'une grande ville où sont établis différents corps, distincts les uns des autres, mais qui pris ensemble ne forment qu'un seul et même corps politique. De cette espèce de confusion naît une harmonie admirable'. »
11 serait aussi excessif d'admirer que de dénigrer sans mesure un état administratif, dans lequel coexistaient des institutions remontant au déclin de la féodalité et des institutions créées par la monarchie triomphante. L'utilité est le principe et le but de tout gouvernement comme de toute administration. Dès que celle-ci cesse d'être utile, elle perd sa raison d'être et périclite. Le patronage féodal et municipal en s'affaiblissant ne rendit plus les services que les peuples en avaient reçus pendant des siècles; le patronage royal s'imposa dès lors. Les agents, que le roi nomma dans les provinces réunies à la couronne, étaient d'abord peu nombreux; lorsqu'au seizième siècle , ils devinrent héréditaires, leur indépendance ne fut plus en rap-