‹ La province sous l'ancien régimeChapitre 22 sur 205 · Mémoires, t. III, p · texte numérisé non relu

Mémoires, t. III, p

3. Du Boucliez de Keroigueu, Recherches sur les États de Bretagne. La tenue de 1739, l. I, cliap. I.

32 LES ASSEMBLÉES d'ÉTATS.

déterminé de générations nobles; tantôt des propriétaires de certaines baronnies qui étaient investies du privilège de donner entrée aux Etats. Le premier système était appliqué en Bretagne , en Bourgogne , en Béarn': en Bretagne, des règlements divers s'efforcèrent de restreindre le nombre des gentilshommes, qui, au dix-huitième siècle, s'élevait de 500 à 978 ^. On voyait figurer parmi eux des nobles ruinés qui exerçaient les professions de muletiers, de porteurs de chaises, de laboureurs, et qui en portaient le costume 2. Cent ans de noblesse prouvée, la propriété de biens situés dans la province et de 1000 francs de revenus, l'âge de vingt-cinq ans, finirent par être exigés pour l'admission aux assemblées 'K

En Bourgogne, tous les gentilshommes étaient d'abord reçus; mais à partir de 1679, la chambre de la noblesse résolut de n'admettre dans son sein que les gentilshommes dont les parents ou les collatéraux seraient entrés trente ans auparavant dans les états et qui posséderaient des fiefs de justice dans la province. C'était écarter, avec les anoblis de fraîche date, la petite noblesse tout entière, qui réclamait

1. En Béarn, on compte 12 barons et 540 nobles ayant droit d'entrée aux États. 263 sont présents en 1776; 270 en 1777. (Arch. nationales. H. 1165.)

2. 500 en 1726, 973 en 1728, 700 en 1754. (Du Rouëliez dcKerorguen, t. I, p. 34.)

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