‹ La province sous l'ancien régimeChapitre 25 sur 205 · Roschach, t. XIV, Pièces jiislif., p · texte numérisé non relu

Roschach, t. XIV, Pièces jiislif., p

3. Eli Navarre, on compte les députés de 4 villes, 3 vallées, 39 bourgs ou paroisses; dans le comté de Foix, ceux de 18 villes et 23 communautés; dans le Nébouzan, de 30 communautés. (Arch. nationales, H. 70). En Bigorre, figurent 32 consuls et 5 chefs de chàtellenies; dans le pajs de Soûle, 43 députés de paroisses et communautés.

lluence des deux autres ordres; et cependant un historien breton a dit que , grâce au veto dont il disposait, le tiers état avait plus d'influence qu'en Languedoc. Un historien bourguignon écrivait : '< Dans la constitution bourguignonne le tiers état était mieux partagé que partout ailleurs'. » Il l'était moins bien cependant qu'en Artois, où le tiers état n'était obligé que par son consentement personnel et formel et avait par conséquent une sorte de droit de veto aux décisions de la noblesse et du clergé; dans la pratique , il s'unissait d'ordinaire au clergé contre les prétentions de la noblesse '. En Navarre, le clergé et la noblesse ne formaient qu'un seul ordre; l'opinion du tiers était prépondérante après trois délibérations^. Mais c'était en Languedoc que ses droits étaient le mieux garantis. « Le tiers état y est dans toute sa force , dit un écrivain qui connaissait à fond les états de celte province ; il n'y opine par chambre comme dans les autres, mais teste à teste et de consul à évesque ou baron , et il est à trois voix à peu près égal en nombre aux deux autres. Dans toutes les députalions et commissions, il a le double de membres que chaque ordre. C'est en cela , ajoute l'auteur, que consiste le caractère des assemblées qui se font dans l'intérêt du peuple , lequel , comme le dit Aristote dans sa Politique , s'attache toujours au nombre et

1. Du Bouëtiez de Kerorguen , l. I.p. xvii. —Rossignol, les Libertés de la Bourgogne d'après les jetons des États, p. 29.

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