Marion, p
62 LES ASSEMBLÉES d'ÉTATS.
roi, à l'intendant et à deux trésoriers de France, chargés de la défense des intérêts de l'administration supérieure ^ Tous, sauf les lieutenants de roi, faisaient une harangue où les intentions souveraines étaient exposées. En Languedoc, trois discours seulement étaient prononcés par le gouverneur, par le premier commissaire après lui , qui était d'ordinaire l'intendant, enfin par Farchevêque président -. Cette première séance était une sorte de solennité qui frappait de respect les assistants. « Il n'est pas de spectacle plus majestueux, dit un contemporain en parlant des états de Bourgogne , que celui de cette auguste assemblée''. » Presque partout^, le public y était admis; une tribune ou une partie de la salle était parfois réservée aux dames. Les étrangers de distinction, comme Lafayette en 1783 aux états de Bretagne, pouvaient être autorisés, par une délibération spéciale , à s'asseoir sur les bancs des députés 5.
Lorsque les commissaires du roi avaient fait connaître les demandes de la Cour, qui pouvaient être regardées comme des volontés, ils se retiraient pour
1. Maii.de la bibliothèque de Troyes, n» 686, fol. 9G. — Filon p. 59.
2. Roschach, t. XIII, p. 159. — Ces discours furent parfois imprimés, comme ceux qui furent prononcés à Montpellier en 1670 (in-4o).