‹ La province sous l'ancien régimeChapitre 42 sur 205 · Colbert, Lettres, t. IV, p · texte numérisé non relu

Colbert, Lettres, t. IV, p

4. Filon, p. 68. — Le Carabrésis obtient en 172Q remise de moi-

Les évèques, les gouverneurs et les intendants soutenaient souvent les réclamations des états, en signalant avec véhémence la pénurie des populations et l'excès de leurs charges. Des influences personnelles obtenaient parfois des remises qui auraient été refusées aux remontrances des assemblées. Un lieutenant général de Bourgogne, neveu d'un ministre, fit ainsi accorder une réduction sensible sur le don gratuit. « Je vois avec plaisir, écrivit-il au ministre, que vous avez séparé l'oncle du contrôleur général et que l'oncle l'a emporté'. »

Les résistances s'atténuèrent sous le règne de Louis XIV, et d'ordinaire le don gratuit fut voté sans débat ni rabais. En 1661, le maréchal de 3Iontesquiou menaça de dissoudre les états de Bretagne, parce qu'ils avaient voulu discuter avant le vote. Sous la Régence, ils refusèrent de nouveau le don gratuit par acclamation , en manifestant le dessein de connaître l'état de leurs fonds avant le vote ~. En Bourgogne, on se plaignait^, mais l'on ne résistait pas; les remontrances furent moins vives de 1671 à 1697, mais elles reprirent plus tard. En gé-

tié des arrérages de l'aide. (Arch. nat., II. 648^ 649.) En 1735, on obtient en Flandre une réduction de 112,000 livres sur 262,000. (Ibid., 676.)

1. Lettre de Saulx-Tavannes, de 1721. (Arch. nationales, H. 100. \

2. Ce vote avait eu lieu par acclamation de 1675 à 1715. (Mémoire. Arch. nationales, H. 545.) — En Languedoc, le don gratuit est voté, ainsi que la capitation, dans les huit premiers jours; le courrier, rapportant les réponses de la Cour, revenait vingt jours après. (Arch. nationales, II. 748 **.) — De Carné, t. I, p. 335.

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