‹ La province sous l'ancien régimeChapitre 51 sur 205 · Marion, Machaxilt tV Arnouville , p · texte numérisé non relu

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3. Arch. nationales, H. "48 '^. — En Bretagne, les musiciens ne recevaient que 150 livres, (lbid.,625.)

96 LES ASSEMBLÉES d'ÉTATS.

fit des observations aux états de Navarre , qui avaient accordé 400 1. de g-rafications à leur messager. Le syndic général allégua pour motifs la cherté des fourrages et l'utilité du messager, qui « était chargé de toute la correspondance de la province ^ ».

Naturellement, les membres des états ne s'oubliaient pas dans la répartition de leurs fonds. Les présidents recevaient en Bretagne des gratifications ordinaires et extraordinaires de 40.000 francs; le président de la noblesse, se trouvant « infiniment gêné » dans une maison religieuse, l'ancien hôtel de ville de Rennes avait été aménagé pour son logement, moyennant une dépense de 60.000 francs '. Plus de 40.000 francs étaient mis à la disposition des trois ordres pour des gratifications qu'ils se partageaient. Nous verrons plus loin, en parlant de l'administration et des voyages à la Cour, ce que coûtaient à la province les agents chargés de ses affaires.

Le greffier ou le secrétaire des états avait des bureaux, des commis et des clercs; en Bretagne, il émargeait près de 20.000 l. au budget bisannueP. Les veuves des commis recevaient des pensions qui variaient entre 300 et 700 1. ''. Les frais de bureau pouvaient être à la charge de la province. Les comp-

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