‹ La province sous l'ancien régimeChapitre 55 sur 205 · Bibl. nationale, fr · texte numérisé non relu

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102 LES ASSEMBLÉES d'ÉTATS.

motion de deux députés, ose se prononcer pour leur suppression. L'intendant n'hésite pas à demander qu'on sévisse « par une très longue prison » contre les deux députés , « qui ont gène par leurs menaces la liberté des suffrages ». On se contente d'ordinaire de rétablir par une ordonnance les allocations refusées, comme il arrive pour les états de Foix qui avaient supprimé 3,000 1. de gratifications au lieutenant de roi du comtés

Si l'intendant se montrait si rigoureux à l'égard des récalcitrants, c'est qu'il avait également part aux gratifications, dans des proportions moindres toutefois que les gouverneurs. S'il reçoit 6,000 1. en Artois" il a 7,000 1. puis 16,000, en Languedoc'; 4,000 en Bourgogne, sans compter les allocations des petits états. En outre , ses secrétaires ne sont pas oubliés; ils touchent des gratifications qui varient de 600 à 1,000 l.^. En Bretagne, il leur est alloué 3,000 1. pour deux ans *.

Les secrétaires du gouverneur et des lieutenants généraux sont encore mieux traités. Les états de Languedoc octroient 7,000 1. aux secrétaires des commandements du comte d'Eu ; 500 francs à clia-

1. Arch. nationales, H. 102 et 714. — En 1729, le gouverneur rétablit 7,570 fr. de gratifications modérées par les états de Bugey. (Ibid., H. 187.)

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