A. Thomas, p. 202. — Depping, Inir., t. I, p. XXV
des Ponts et chaussées*. Les employés des ministères figurent aussi sur les budgets, et les états de Béarn vont jusqu'à y inscrire le suisse du ministre et le laquais de son premier commis 2. Gratifications individuellement minimes pour les ministres, mais qui s'accroissaient en s'additionnant et qui peut-être avaient contribué dans une certaine mesure au maintien des privilèges des pays d'états, plus lucratifs pour les bureaux des administrations supérieures que les pays d'élections.
La Bretagne accordait des allocations considérables au parlement de Rennes. Il était inscrit pour 183,200 francs dans le chapitre des dépenses; le premier président touchait à lui seul 24,000 francs; le procureur général 13,000 francs. La cour des comptes et les généraux des finances recevaient de leur côté près de 80,000 francs; mais l'exemple de la Bretagne n'était pas suivi partout ; si la Bresse et le Bugey donnaient chacun 4,000 francs à leur bailli , la Bourgogne en votait seulement 1,000 au premier président pour trois ans. Le Languedoc inscrivait à son budget annuel 3,000 francs pour les trésoriers de France. Dans les Flandres, l'état major des villes avait part aux libéralités des états. Le gouverneur de Lille avait 6,000 francs, et des étrennes étaient don-
1. Arch. nationales, H. 625. — En 1760, Saint-Florentin touche 16,000 livres; Berlin, 7,000 livres; Trudaine, 3,000 livres; Berryer, 5,000 livres. (Ibid., H. 344.]. En 1776, la Bourgogne paie 3,000 fr. par an à Turgot, 6000 à Amelot. (Ibid. H. 139.) En 1727, le Bugey donne 2,400 fr. au C de Saint-Florentin, secrétaire d'État. (Ibid. H. 102.)