‹ La province sous l'ancien régimeChapitre 58 sur 205 · De Lagrèze, t. I, p · texte numérisé non relu

De Lagrèze, t. I, p

106 LES ASSEMBLÉES d'ÉTATS.

nées au gouverneur de Gravelines ainsi qu'à ses domestiques^.

La plupart des assemblées votaient quelques dons qualifiés d'aumônes, pour les pauvres et pour certains couvents de religieux mendiants. Les états de Bourgogne donnaient 400 1. aux pauvres honteux, 600 à l'aumône générale, 200 aux confrères de la miséricorde, 100 à la chambre de la providence'. Les états de Bretagne, où dominait la noblesse, étaient plus larges; non contents de distribuer 1,900 francs à des maisons religieuses, et 1,200 livres aux pauvres de la ville où ils siégeaient, ils remettaient 15,000 1. au gouverneur et aux évèquespour qu'ils les répandissent en aumônes ; ils votaient en outre 30,000 livres au gouverneur, qui devait les employer en pensions dont il désignait les titulaires. Les nobles ne s'oubliaient pas; ils accordaient à chaque session des aumônes aux pauvres gentilshorjimes; et comme ceux-ci se rendaient importuns en venant les solliciter en personne, les états décidèrent en 1701 qu'il ne serait désormais rien donné à ceux qui se dérangeraient, « les estimant, disaient-ils, assez riches puisqu'ils faisaient la dépense du voyage '^ ». A d'autres époques, ils avaient donné des secours à la reine Henriette de

1. Arch. nat., H. 673. — Les élats de Cambrésis paient les logements du gouverneur, de son état-major et des officiers de la garnison. (Ibid., H. 648.) Ceux de Bigorre, 3,.324 livres pour le logement des militaires dans la vallée de Barèges. (Ibid., H. 1154.)

Page 1