‹ La province sous l'ancien régimeChapitre 59 sur 205 · Arcli. nationales, II · texte numérisé non relu

Arcli. nationales, II

France exilée, à des Irlandais proscrits, aux captifs rachetés en Algérie, et l'on voit figurer parmi leurs pensionnaires le chevalier de Saint-Hubert , qui disait « avoir l'honneur de descendre du saint ' . »

Toutes ces dépenses étaient votées à chaque session, et pouvaient être regardées comme ordinaires et obligatoires ; mais il en était d'autres qu'on pouvait regarder comme extraordinaires et pour le vote desquelles la majorité de deux ordres ne suffisait pas; il fallait le consentement unanime des trois ~. Quelques-unes étaient motivées par le passage de princes, comme les frais d'illumination et de décoration du palais des états de Bourgogne, en l'honneur du comte de Provence , en 1776 ; comme la dépense de 80 bœufs pour porter jusqu'à Roncevaux les bagages de la reine d'Espagne , qui traversait le Béarn. Les plus cons'idérables étaient inspirées par l'attachement au souverain non moins que par le sentiment national ".

Des statues furent votées, en 1685 et en 1686, à Louis XIV par les états de Languedoc '% de Bourgogne, de Provence, de Bretagne et de Béarn. Elles furent commandées immédiatement ; mais celle qui devait être érigée à Aix ne fut jamais exécutée , et les autres ne furent érigées à Montpellier, à Ren-

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