‹ La province sous l'ancien régimeChapitre 6 sur 205 · VIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

VIII INTRODUCTION

Tous ceux qui ont passé de longues heures dans Tétude de ces correspondances en ont conçu une haute estime pour leurs auteurs. Sans doute, il est dans ces lettres , destinées à rester secrètes , des passages où des tendances arbitraires et des sentiments d'égoïsme se révèlent à côté d'expédients condamnables; mais d'ordinaire, elles attestent, comme l'a dit Hippeau, « la prodigieuse activité des fonctionnaires, leur dévouement au devoir, un amour sincère du pays, un sentiment de justice et d'universelle bienveillance que les historiens du dix-huitième siècle ont trop souvent méconnus... Le sentiment de l'honneur et l'amour sincère du bien public y respirent. » Un des esprits les plus élevés de notre temps, Guizot, en a jugé de même, quand il rendait justice aux administrateurs d'autrefois, dont il avait pu connaître quelques-uns des survivants , dans ces termes éloquents :

citerai les travaux de MM. d'Arbois de Jubainville, de Boyer de Sainte-Suzanne, Cafflaux, Gohendy, Du Bouëtiez de Kerorguen, de Carné, Garon, F. Filon, Hippeau, de Lagrèze, Louis Legrand, Leraale, Marcliand, Matliieu, Monin, O'Reilly, Rivière, Robillard de Beaurepaire, Rossignol, Roschacb, Teissier, Alexandre Thomas. Les renseignements puisés dansées travaux, ajoutes aux extraits de documents inédits, peuvent concourir à donner quelque intérêt au tableau que j'ai essayé de tracer, sans prétendre le taire complet, mais en cherchant à le rendre aussi fidèle qu'il m'a été possible.

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