Almanach du Parlement de Bourgogne, 1790, p
124 LES ASSEMBLÉES d'ÉTATS.
Languedoc, chaque assiette a sa recette particulière, exercée annuellement par trois titulaires, l'ancien, l'alternatif et le triennal , nommés par le roi ; ils étaient comptables par devant les assiettes et la cour des comptes. En 165i, le cour des aides de Montpellier avait réprimé les malversations de deux receveurs, en condamnant l'un à mort, l'autre au bannissement et tous deux à 274,000 1. de restitution. D'assez nombreux abus s'étaient glissés en 1688 dans les recettes des assiettes ; dans l'une d'elles, la charge n'avait pas de titulaire , et les recouvrements ne s'en faisaient pas moins; ailleurs, on signale des banqueroutes de receveurs et linsuffisance de leurs cautionnements. Des arrêts du conseil donnèrent satisfaction à la plupart des plaintes que les états émirent sur leur gestion. Sous la Régence , ils furent taxés à des sommes élevées , sur lesquelles les états et les intendants sollicitèrent des diminutions ^.
Les produits des contributions, versés dans les caisses des trésoriers, étaient, comme nous avons vu , envoyés pour une grande partie à Paris ; le reste était consacré à des dépenses locales ordonnancées par les élus et les syndics-'. Les états n'avaient pas