‹ La province sous l'ancien régimeChapitre 71 sur 205 · Fr. Filon, p · texte numérisé non relu

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134 LES ASSEMBLÉES d'kTATS.

leurs avis contradictoires'. Mais, sous la pression de l'opinion publique, les assemblées votaient de plus en plus des fonds pour les chemins, les ponts, les canaux et les digues; elles ont même l'orgueil de leurs efforts, et tiennent à en perpétuer la mémoire, comme les états de Languedoc, qui consacrent 2,400 fr. à la sculpture d'un bas-relief commémoratif, à la jonction du canal de Toulouse et du canal du Midi '.

L'incurie et l'inactivité de certains petits pays d'étals avaient été si grandes que les intendants avaient dû s'emparer, au dix- huitième siècle, de l'administration des chemins du Béarn, du Bigorre et de la Navarre. Les fonds nécessaires pour leur entretien furent levés sur la province par des arrêts du conseil. Mais les assemblées réclamaient la restitution de leurs anciens droits; elles l'obtinrent sous Louis XVI. En 1781 , les syndics généraux de la Navarre française s'entendaient avec ceux de Pampelune pour ouvrir entre les deux pays, une route « propre à cimenter l'union des Navarrois de l'une et l'autre domination, et favoriser en même temps le commerce; » mais en 1787 , ils réduisent à 40,000 les 63,763 livresque l'intendant leur demande pour leurs chemins"'.

1. Mémoire sur la généralilé de Pau et Hayoniie. Aicli. nationales, H. 1165. — On peut signaler aussi , en 1738, des difficultés entre le Cambrésis et l'Artois à l'occasion d'une route. (Ibid., H. 650.)

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