‹ La province sous l'ancien régimeChapitre 74 sur 205 · Procès-verbal de l'assemblée des procureurs de Provence · texte numérisé non relu

Procès-verbal de l'assemblée des procureurs de Provence

2. Roschach, t. XI!I, p. 1088, 1129. — Arch. nalioiiales, II. 748** et 41.

LES SKRVICES PUBLICS. 137

améliorer et à en faire ouvrir de nouveaux. De grands progrès furent accomplis, peut-être avec trop de hâte , car on se plaignait en 1779 de l'état d'imperfection où la plupart des routes avaient été laissées '. On ne déplore plus à cette époque le défaut des voies de communication; en Bretagne, on prétend môme que trop de routes ont été ouvertes à la fois et que leur« perfection a été poussée avec trop de vivacité' ».

La province avait d'ordinaire ses ingénieurs; en Languedoc, il y avait trois directeurs généraux des travaux publics, qui longtemps furent payés proportionnellement à leurs travaux, mais qui reçurent ensuite un traitement fixe des états et des sénéchaussées ^ En cas de services exceptionnels, des gratifications généreuses leur étaient accordées; le directeur Garipuy obtient i,000 livres pour la levée de la carte du canal du Midi'; un diamant de 6,000 francs est offert au sieur Laurent pour avoir vérifié l'étendue des marais de Beaucaire à Aiguesmortes^. Les états nommaient eux-mêmes leurs ingénieurs''; mais les recommandations des mi-

le Aich. nalionaleà, IJ. 625, 717. — Caron, p. 372 à 430.

2. Lettre d'un des membres de la commission des grands chemins. Arch. nat., H. fi25. La Bretagne vole 300,000 fr. par au pour les grands chemins, en 17G5. (Ibid.)

3. En 1760, les traitements payés par les États sont de 5,000 fr. — En Hourgogue, l'ingénieur en chef touchait 5,000 fr., les sousingénieurs 1,500 fr. et 600 fr., plus des gralKications spéciales et des remboursements de ports des lettres. (Arch. nat., II. 139.)

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