lien était ainsi eu Flandre. (Ibid., H
138 LES ASSEMbLÉES d'ÉTATS.
nistres étaient parfois pour eux des ordres. En 1782, l'assemblée du comté de Foix avait ouvert un concours pour une place d'ingénieur, et l'un des concurrents réunissait tous les titres pour l'obtenir. « Sa qualité de patriote, disait Tévèque de Pamiers aux états, le certificat que j'avais de son expérience et de ses talents m'avaient imposé le devoir de vous le proposer » ; mais le ministre Joly de Fleury en avait recommandé un autre, et comme « la condescendance à son égard ne pouvait être que très avantageuse à la province , » Févèque était d'avis , et son avis fut ratifié par l'assemblée, de nommer le candidat du ministre K
En môme temps qu'on comprit Futilité des travaux publics, on reconnut la nécessité de développer l'agriculture. Un progrès en fait naître un autre, et les améliorations qu'on réalise et dont on sent le prix donnent le généreux désir de les poursuivre et de les accroître. Des commissions furent formées dans le sein des états, en 1760 , « pour Famélioration de l'agriculture » ; elles formulèrent des vœux; elles proposèrent des primes et des encouragements; elles firent acheter des instruments perfectionnés et des animaux reproducteurs. C'est surtout en Languedoc que leur action fut active et sensible. Les états stimulaient les enquêtes et l'initiative des syndics; ils demandaient des renseignements aux particuliers; ils recueillaient les mémoires des diocèses; ceux-ci, comme nos conseils d'arrondisse-