Aich. nalionalcs, H
LKS SERVICES PUBLICS. 139
ment, formulaient des vœux qu'ils transmettaient aux états et que ceux-ci faisaient parvenir à la cour. Vœux souvent excellents, tels que ceux qui demandent la libre exportation des grains , qui préconisent l'utilité des prairies artificielles, la nécessité de donner du sel aux troupeaux, l'opportunité d'accorder des avantages ou des prérogatives à ceux qui se distinguent par la meilleure culture. D'autres demandent qu'on envoie dans les diocèses des mémoires sur les outils aratoires et la préparation des semences •.
La protection de la culture de la vigne et le maintien de la réputation de ses vins préoccupent particulièrement la Bourgogne. En 1725, elle demande « qu'on interdise de planter des vignes dans les lieux bas et qu'on fasse arracher les gros plants cultivés depuis vingt ans. « La trop grande quantité de vignes, dit-elle en 1725, cause la cherté des échalas, la rareté des futailles, l'ignorance, la paresse, l'instabilité du paysan et la ruine des communautés. » En 1781, elle voudrait voir remettre en vigueur d'anciens règlemenls du parlement et des élus, défendant de mettre du fumier dans les vignes : « Le fumier, affirmait-elle, dégrade les fruits en corrompant la terre ; il en nait une liqueur matte et grossière qui décrédite nos vins chez l'étranger-. » La majorité des députés était sans doute propriétaire de vignes,
1. Arch. nationales, II. 748 '^''.— Les élats de Béarn en 1734 décident qu'il sera fait chaque année une plantation d'arbres dans toutes les paroisses. (Arch. nationales, G.'' 123.)