‹ La province sous l'ancien régimeChapitre 79 sur 205 · Nolammcnt au Piiy el à Prades · texte numérisé non relu

Nolammcnt au Piiy el à Prades

l'industrie qu'on voulait encourager était frappée d'impôts considérables, et les états demandaient la suppression de ceux qui étaient établis sur les charbons de pierre et les rendaient aussi chers que les charbons de bois ' .

Les vœux qu'ils forment sont le plus souvent sages et légitimes. En Languedoc, comme en Bretagne et en Provence, ils sont favorables d'ordinaire à la liberté du commerce. Ils sont plus exclusifs en Bourgogne, où les états voudraient faire en 1725 interdire l'établissement de nouvelles forges sous le prétexte qu'elles menacent de détruire les bois et de les faire enchérir'. Les assemblées soutiennent par leurs subsides les chambres de commerce; elles indemnisent les députés du commerce^; mais elles s'élèvent contre les vexations des agents du bureau de marque des draps. En Languedoc, elles appuient une requête des fabricants de Nimes, qui demandent entière liberté de fabriquer telles étoffes qu'ils jugeront à propos, à la condition que l'inventeur en déposera un échantillon au grefiFe des jurés-gardes^.

L'initiative des états se manifeste surtout dans les vœux qu'ils formulent. Les gratifications qu'ils accordent, les soins qu'ils prennent pour le développement des travaux publics , de l'agriculture et de

1. Arch. nationales, H. 748 ^« à *«. —F. Filon, p. 97. — Inv. Arch. Hérault, C. 2700 à 2735.— E. Rossignol, p. 129, 130. ").. Arch. nationales, H. 102.

3. Les états de Lille en 1741 paient 4,750 fr. pour la cbambre (le commerce. (Ibid., H. 673); les états de Bretagne 6,000 fr. aux députés du commerce. (H. 625.)

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