X INTRODUCTION
tait peut-être la force des choses, si elle l'a conservé lors de la révocation de l'édit de Nantes, si à la fin du règne de Louis XïV, elle s'est prêtée aux exactions fiscales que les guerres prolongées suscitèrent, si, comme toutes les institutions humaines, elle a eu ses défauts et même ses vices, elle s'est appliquée le plus souvent à ménager les intérêt des peuples non moins que ceux de l'État. Sur le piédestal de la slatue d'un roi, que l'histoire a jugé comme homme avec une sévérité justifiée, ces mots sont encore gravés : « A Louis XV, qui par la douceur de son gouvernement fait le bonheur des peuples. » Son gouvernement dans les provinces a été plus doux que celui de Louis XIV; celui de Louis XVI l'a été davantage encore. Le caractère et les talents des administrateurs de ce temps peuvent encore servir d'exemple. Depuis Louis XIV, l'intégrité, le travail et le dévouement ont été les qualités maîtresses d'une administration qui , malgré les modifications (jue la Révolution a apportées à son essence plutôt qu'à sa structure, est restée l'une des institutions les plus solides et les plus dignes d'estime de notre pays.
Cette estime , elle l'a méritée particulièrement par l'intégrité de ses membres, qui n'a cessé de s'accroître à partir du règne personnel de Louis XIV.