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1G8 LES ASSEMBLÉES d'ÉTATS.

aux traditions; elle sauvegardait des privilèges anciens, dont les habitants s'enorgueillissaient plus peut-être qu'ils n'en proiitaient, mais auxquels le clergé , la noblesse et la bourgeoisie attachaient un grand prix. C'est pour cette raison qu'ils faisaient rédiger le recueil et le code de leurs privilèges, qu'ils appelaient aussi les libertés de la province '. Aussi défendent-ils avec énergie, avec persistance, leurs droits contre les parlements et les autres juridictions'^. En Languedoc, les maîtrises des eaux et forêts veulent s'ingérer dans l'administration des communautés au préjudice des règlements particuliers de la province ; les états soutiennent le maintien des règlements 3. Dans les plus petites choses, ils invoquent leurs droits et se posent en champions de la liberté. En 1761 , ils s'opposent à l'établissement de messageries projetées entre Montpellier et Toulouse, comme ils s'étaient opposés antérieurement à des créations analogues. Suivant eux , elles portaient atteinte aux droits existants et à la liberté. Les prix des messageries auraient été d'ailleurs plus élevés que ceux que l'on pouvait débattre de gré à gré, et les voitures privilégiées insuffisantes pour les transports à certaines époques , comme à celles de l'arrivée et du départ des députés ^. L'intérêt particulier

1. Arch. nationales, II. 99. — Laferrière, p. 500. — Le Languedoc (il imprimer du 1780 à 1787 le recueil de ses lois municipales et économiques. Sept volumes en-4'' de ce recueil avaient paru, lorsque la Révolution en inlcnompil la publication.

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