‹ La provinciale; piece en trois actesChapitre 7 sur 68 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Pas mal... Je viens de rencontrer votre héritière dans la rue.

BERTHE

Georgetle ?

ARDISSON, souriant.

Le père: Georges... la fille : Georgette! c'est parfait... Et quelle gaillarde! Votre bonne avait peine à la suivre... Elle allait à l'école ?

BERTHE

Non ! Je l'envoie au marché avec Mélanie, pour qu'elle fasse un peu d'exercice. Le matin, je ne trouve jamais un moment pour sortir.

ARDISSON

Dame ! un intérieur à diriger... (a Georges qui lui tend un Terre.)

Madame d'abord !

BERTHE

Merci, je n'en prends jamais.

ARDISSON

Le madère porte à la tête des dames : moi, ça me porte... aux jambes : ça me les renforce, et j'en ai rudement besoin... Un homme qui ne s'est pas couché depuis hier matin !

BERTHE

Vraiment !

ARDISSON

Et notre grand bal annuel du Cercle musical !

GEORGES

On le prendrait pour un avoué sérieux : il danse toute la nuit !

ARDISSON

Et je fais de la procédure tout le jour... Madame ne demande même pas comment cela s'est passé ?

DERTHE.

Racontez...

ARDISSON

Ça s'est très bien passé... Et pourtant! La garnison a encore fait des siennes.

GEORGES

Ah bah !... La garnison !

ARDISSON

Toujours la même histoire. Nous, les civils, nous invitons. Et messieurs les ofliciers oublient qu'ils sont nos invités. Il n'y en a que pour eux!,.. Ils accaparent toutes les danseuses.

GEORGES

Ils sont jeunes...

ARDISSON, convaincu.

Et nous donc?... Cette nuit, j'étais commissaire organisateur. Il faut de l'ordre, n'est-ce pas? même quand on s'amuse... Pendant le cotillon, on faisait la figure des papillons... une nouvelle figure, dont je suis l'inventeur... j'ai même fait cadeau au cercle des papillons fabriqués pai moi... Tu la connais, ma figure des papillons?

GEORGES

Je me l'imagine.

On prend...

GEORGES

Je me l'imagine !... Continue...

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