Voyez la Statistique de la France par Maurice Block
sent le sang; pour arriver à la vigueur et à la beauté de la race anglaise, qui a la même origine que lui, il devra s'appliquer à produire autant de viande que l'Angleterre, de manière que la succulence de la nourriture animale compense la qualité inférieure des produits végétaux. Il faut que r homme métamorphose les plantes en chair afin d'emprunter à la terre les forces nutritives qu'elle renferme sous la forme la plus condensée.
La production totale de F agriculture prussienne était portée en 1860 à 583509416 thalers ou 2 1 84 258 000 francs ; celle de la France à plus de 4 milliards et demi, non compris des deux côtés les produits non alimentaires, comme les laines, les peaux. La population et l'étendue de la France étant presque le double de celles de la Prusse de l'an dernier, la production par tète et par hectare est environ la même de part et d'autre, quoique probablement un peu plus élevée de ce côté-ci du Rhin. Seulement, comme nous le verrons, le progrès agricole marche plus vite en Prusse qu'en France, de sorte que l'égalité relative sera bientôt établie.
La division de la propriété et la situation agraire offrent en Prusse des traits bien différents de
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ceux qu'on rencontre dans l'Europe occidentale, en France, eti Belgique, dans les Pays-Bas ou en Angleterre. Il faut les connaître, si l'on veut«fe rendre compte de la vie politique de ce pays, des résultats qu'y donnent giénéralement les élections et de ceux qu'on peut attendre dans Tavenir.
Au moyen âge, le nombre des pafysans propriétaires était relativement considérable. Les guerfes de Trente ans et de Sept ans les ruinèrent et détruisirent même complètement beaucoup de villages. La terre restée en friche avait perdu toute Valeur ; la noblesse en profita pour arrondir ses domaines, soit par voie d'achat, soit en occupant tout simplement les terres 'Vagues.
Aujourd'hui la Prusse, 'saUf la province rbé*liane et la haute Silésîe, est encore un pays de gînande propriété. La làtatistique de 1861 pour le territoire prussien, qui comprenait alors un peti plus de 28 millions d^hectares, porte 2 Î4I 730.possessions rurales, mais seulement 1^00 000 propriétaires, ou 1 propriétaire par 12 habitants^ par 28 hectares de superficie, tandis qu'en France on compte 1 propriétaire sur '5 habitants et par 7 hectares.
Dans toutes les provinces orientales de la Prusse, les grandes propriétés occupent plus de la moitié du territoire, et celles de 7 à 75 hectares prennent presque tout le surplus, de sorte qu'il ne reste
pour la propriété parcellaire qu'environ 5 pour 100; mais ce qu'il 'y a de plus étrange* dans l'organisa*tion de l'exploitation rurale, c'est que presque toutes les terres sont niises en valeur par leurs propriétaires. Contrairement à ce* que Ton trouve en Angleterre et en France, le faire valoir est général; le bail à ferme 'forme r«xception, et île métayage eàt inconnu. La statistique conti^ot à ce sujet des tihiffres presque incroyables : le nombre des fermiers ne serait que de 30 348 pour tout le royaume; à ce nombre il faudrait joindre, à la rigueur, 30 296 locataires pour qui la culture n'est qu'une occupation accessoire*.
Cette constitution agraire si extraordinaire pré* sente son bon et son mauvais tsôté. Il est isans doute très'désirable que la terre soit exploitée par celui à qui elle appartient. Il est ainsi stir mule à introduire toutes les améliorations proQ^ tables, car lui tseul en recueille le fruit, et on échappe à cette iniquité périodique du bail ià ferme, qui fait qu'à chaque renouvellement. du contrat le propriétaire touche souvent > le reve&u de la plus 'Value que le travail du locataire ou le progrès de la société a produite. Donc point /da
1. Jahrlmchfur die amiliche Statistik des preussisehen Staats. Berlin, 1863, p. 282. — On trouvera' un exeeUent résumé de rhifttoire.de lia .propriété tusêie en Prusse, dans un esaai^4e M. R. Mûrier C. B. publié par le CohâenClnh, Systems ofLand tcnure, 1870.
régime plus juste, plus favorable au progrès que celui où les propriétaires exploitent eux-mêmes leur bien, à la condition qu'ils soient nombreux comme en Suisse, en Norvège, aux États-Unis.
Dans ce cas, ce régime est très- propice à une démocratie réunissant Tordre et la liberté, car elle a pour base solide la possession du sol.
Quand au contraire des propriétaires en petit nombre, possédant des terres considérables, les font valoir par des ouvriers à gages ou des cultivateurs attachés au domaine, comme en Russie, en Pologne ou dans la Prusse orientale, alors les conditions de l'ancien régime se retrouvent, et sur un sol ainsi possédé la liberté constitutionnelle a grand' peine à prendre racine. A moins que d'autres influences n'y fassent obstacle, la domination d'une aristocratie féodale est inévitable.
En Angleterre, la propriété est bien moins divisée encore qu'en Prusse, puisqu'il n'y a, affirme- t-on, que 30 000 propriétaires; mais audessous de cette classe supérieure se trouve celle des fermiers plus ou moins aisés, qui constitue la bourgeoisie rurale, et les classes puissantes qui tirent leur richesse de l'industrie et du commerce. Or on ne trouve rien de semblable dans les provinces orientales de la Prusse ; la poulation Vuraie y forme les trois quarts de la population
totale, et les grands propriétaires, les rittergutsbezitzer^f y exercent une influence irrésistible sur le nombreux personnel qu'ils emploient. Il ne faut donc pas s'étonner de ce que le parti féodal soit encore si puissant, et que, dans les élections pour le parlement de la Confédération du Nord, le sufi'rage universel direct lui ait assuré tant de nominations. La Prusse présente un singulier contraste : par la diffusion générale de l'instruction primaire, par le rayonnement puissant de ses universités, par les hautes études scientifiques, elle devance les autres peuples de l'Europe ; mais par sa constitution agraire elle demeure encore engagée dans le régime féodal, dont elle vient à peine d'abolir les derniers privilèges.
Comment se faitr-il, dit-on, que dans un pays où tout le monde sait lire et écrire, le sufi'rage universel n'assure point, comme aux Étas-Unis, le triomphe incontesté des principes démocratiques ? C'est que, pour voter en faveur de la liberté, les lumières ne suffisent pas ; il faut être
1. Le riitergut. bien de chevalier ou bien noble^ ne jouit plus que d'un seul privilège, celui d'être spécialement représenté aux états provinciaux. Chacun peut en devenir propriétaire et n'acquiert point la noblesse en le devenant. Cependant c'est une possession dont on est très-fier s'il faut en juger par les registres des hôtels et des villes de bains en Allemagne, où l'on voit souvent revenir à côté du nom des voyageurs le titre de rittergutS" hetitzer et même celui de riUergutsbesitxerin (propriétaire de bien noble au féminin).
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indépendûnt, et Tindépendance il n'y a que la ptropriété qui la donne. La Franee est plus mure que la Prusse pour la liberté, en raison de son organisation sociale; mais elle Test moins; à cause de son ignorance. Si la rFrance avait plus de lumières < et la Prusse «plus de propriétairee, tout gouYernement autocratique y serait de part et d'autre impossible. La Prusse, en s'agrandiesant, a fait un pas assuré vers la conquête âé&nitive de la liberté politique et du régime parle* mentaire, car les états qu'^elle s'est annexés, le Hanovre, le Slesvig-Holstein et le Nassau sont des pays de moyenne propriété où les idées féodales ont perdu tout empire.
Autrefois, en Prusse, chaque domaine formait BU tout indivisible qui ne pouvait être ni morcelé ni réuni à une autre propriété. La doidu Q oortobre 1807 et Fédit du 4 septembre 18ll,iiusà l'initiative intelligente et novatrice de Stein, affranchirent la propriété de ces entraves. Il y a peu d'années, le parti aristocratique voulut les rétablir, afin de constituer ainsi partout des majorats»sous prétexte d'échapper au fléau du morcellement. Une enquête fût ouverte ; les résultats publiés^en 1865 sont extrêmement curieux.
Les rittergût&r. (biens nobles) étaient en 18S7 au nombre.de .12 Ql 5, comprenant 25046 936 morgm. En 1858 on en comptait 12 827. avec une étendue
totale de Wï ' 5'5D • 000 môrgen. les ritterguur 'avaiWt donc gagné en vingt ans 2 503 063 morgm ou plus dB 600 000 hectares. L'étendue moyenne de. eies domaines s'était élevée de ^0S3 à 2146 morgm. Le plus petit mesurait un 'morgm ou 25 ares, te plus grand 72 904 morgen. La libre disposition de la propriété foncière, loin de nurre -aux grands domaines, leur avait donc été favorable. Il est vrai qu'une circonstance particulière était venue- contribuer à l'extension des grands biens. Même apxôs les réformes de Stein, les domaines roturiers étaient restés grevés de beaucoup de servituttes au profit du 'domaine seigneuTiâl: vaine pâture, corvées, etc. Les paysans pour se libérer eurent à verser des sommes considérables. Une commission spéciale ftit même établie [Amèirumdsrseh' zmigscommissUm) pour présider à cette œuvre de libération du sol. Un chiffre suffira pour donner ridée de l'importance de ses travaux : 1 500 0(ïQ propriétaires ôt 14 millions d'hectares oiit été affranchis par son intervention. Mais afin de -se libérer de ces charges féodales à prix d'argent, le paysan dut empruiiter. Jusque vers 1840, les produits agricoles étaient à un bon marché extrême, les voies de communication manquaient, le débouché extérieur était nul. Beaucoup de petits propriétaires, ne pouvant faire face à leurs engagements, furent obligés de vendre. L'offre
excéda la demande, et les terres tombèrent à vil prix. Ce fut une crise longue et cruelle. Les propriétaires aisés se rendirent alors adjudicataires des terres des paysans au moyen du produit du rachat des servitudes féodales. Plus d'un cultivateur préféra transiger et abandonner une partie de sa propriété pour affranchir le reste. C'est ainsi que les Rittergûter gagnèrent du terrain, malgré le mouvement naturel en raison duquel la propriété se divise à mesure que la population augmente.
On avait craint aussi que le morcellement ne s'attaquât aux exploitations entretenant un atte* lage (spannfàhige Bauerhôfé) et ne les émiettât en parcelles que de pauvres ouvriers cultiveraient à la bêche. C'était le spectre du « sol réduit en poussière, » évoqué jadis par Arthur Yong à propos de la France, si souvent invoqué par J'aristocratie de tous les pays et dont les statistiques françaises ont si bien fait justice. En Prusse aussi, l'enquête a montré que ce n'est point de ce côté que la société est en péril. On comptait en 1816, moins le pays rhénan et le district du Stralsund, laissés en dehors des relevés, 354 607 exploitations de paysans à charrues [spannfàhige Nahrungen) comprenant 34 425 731 morgen. En 1859, on en trouve 344 737 avec 33 498 433 morgen, soit seulement une diminution de 6870 exploitations et de
927 198 morgen ou 230 000 hectares; mais comme les Rittergûter se sont accrus de plus de 600 000 hectares, on peut affirmer que la grande propriété a plus gagné que perdu. La moyenne de l'étendue des exploitations à charrue est restée exactement la même depuis un demi-siècle, 97 morgen ou 23 hectares environ, ce qui correspond exactement au travail d'une charrue ou d'un attelage.
Les petites exploitations sans attelage étaient au nombre de 604 501 en 1859, mais elles ne contenaient en tout que 4 833 826 morgen ou 1 300 000 hectares environ, soit seulement la vingtième partie du sol. Ces propriétés ne se multiplient que dans la province rhénane et en Westphalie ; partout où se développe l'industrie, l'ouvrier veut acquérir un lopin de terre pour y établir sa demeure. La condition de la Prusse, sous ce rapport, est bien préférable à celle de l'Angleterre, où l'ouvrier n'est presque jamais propriétaire de son habitation, et où, par crainte des poor-rates, de la taxe des pauvres, on refuse d'en construire pour lui.
C'est une erreur singulière de l'esprit de parti de croire que les envahissements de la petite propriété menacent la société moderne. On ne citera pas un État dont elle ait causé la ruine, tandis que le cri de douleur de Pline, latifundia perdidere Jtaliam, retentit encore à travers les siècles comme
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un lugubre avjerttssement C'est la. grande propriété qui a perdu les empires de TOrient et l'Empire romain, et c'est elle encore qui arrête le déiseloppement économique de TEspagne, de la Aossie^ et de l'Autriche. Il ne faut point sortir de tel Prusse pour se convaincre, qua. la. petite: propriété n'exerce' pas* du tout sur les progrès de l'agriculture l'influence défavorable qu'on lui abtribue. Il suffit de comparer les provinces orientales^ avec leurs grands domaines, aux provinces occidentales, où le sol est beaucoup plus divisé. Bans celles-ci, la valeur des. terres est deux fois di demie plus forte. D'après les relevés du cadastne^ le: produit est trois fois plus grand, et celui des bois trois fois et demie. Dans l'échelle des estimations cadastrales, les. premières classes ne sont point du tout représentées vers l'Orient, pas plus: que les dernières vers l'Occident. Les voies éer communication s'élèvent à 17 000 mètres par mille carré dans Le pays rhénan et à 14 000 màtees en Westphalie ; elles n'ont que 4000 mètres dans la province de Prusse et 5000 dans celle de Fosen. La grande propriété ne l'emporte même point par le nombre du bétail , car sur un mille carré da terrain productif on trouve dans ces dernières provinces 2^80 tètes, en ramenant les différents animaux domestiques au type d'une bête à cornes, tandis qu'en Westphalie on en compte 3569 et
DE' LA PHUBSB* IW
4024^ dans le pays rhénan. La densité de la popnrlation est au' moins deux, ibis plus forte dans les provinces' occidentales, et cependant les habitants y sont mieux nourris et même plus largement lor gfés. On y compte 6000 habitants par milla camé e§ 5 1/2 habitantspar maison. En Prusse, en Po<méranie et dans le duché de Posen^ il n'y a que 3000 habitants par mille cairé, et il n^y a qu'une maison par 9 habitants.
Il est donc démontré* qu'en- Prusse; oonune dans' le reste de l'Europe, sauf peut-être TAngleterre» la grande propriété donne non-seulement un moindre produit brut^ mais aussi un produit net et un revenu inférieurs. Dans: un avenir pro- ^ain, les questions sociales deviendront pressantes» et l'égalité politique fera naître d'ardentes aspirations vers l'égalité des conditions. Heureux alors les peuples où la propriété Ix^ouvera des millions de défenseurs dans ceux qui en possèdent une part^ l
Fait bien remarquable à noter, les partages entre héritiers, qui en France produisent fré- <iuemment un morcellement défavorable anx bons
Is La gravité de la situaUon de TAngleterre sous oe rapport a été très-bien indiquée par M. Cliffe Leslie dana un trafail publié par le Fraier's Magaxine (janv. 1867). (Voyez aussi la Crise 4e l'Angleterre à propos de la réforme dans la Revue des Deu»" Mondes du 15 avrU 1867. )
procédés de culture, tendent en Prusse à amener un résultat tout opposé. En effet, de 1816 à 1860, ces partages n'ont détruit que 2298 exploitations à charrue, et ils en ont créé 5040 par la réunion de parcelles jusque-là divisées; difTérence ; 2742. C'est un phénomène d'économie sociale curieux et tout à fait inattendu.
La conservation des fermes à attelage provient de r habitude qu'ont les paysans de régler le partage de leur vivant. Quand ils deviennent vieux, ils cèdent leur exploitation pour un prix équitable à celui de leurs fils qui est le plus- apte à leur succéder ; celui-ci se charge de payer la part qui revient à ses frères et sœurs, et il le fait tantôt en leur fournissant du bétail,' quand ils s'établissent à leur tour, tantôt au moyen de la dot que sa femme lui apporte. Le respect d'une exploitation considérée comme un ensemble indivisible, dont les nécessités de la culture déterminent Tétendue, est un sentiment très-puissant, héréditairement transmis, et qui suffit presque toujours pour empêcher un morcellement regrettable. Les héritiers vendront le bien plutôt que de le diviser en parcelles qui se refuseraient à un bon système de culture. Il en est de même dans les Flandres. Ce qui prouve la généralité de ces excellentes coutumes, c'est qu'en examinant les tableaux de statistique qui indiquent l'étendue des propriétés,
on les trouve presque toutes rangées dans certaines catégories qui répondent aux exigences du labourage. Ainsi les biens de 30 à 300 morgen occupent plus de 38 pour 100 de la superficie, et ceux dépassant 600 morgen 44 pour 100; ceux de 300 à 600 morgen ne prennent que 6,45, et ceux au-dessous de 30 morgen que 11,37 pour 100. La grande propriété d'origine féodale et la moyenne propriété cultivée par la classe des paysans qui la possèdent, couvrent donc les 82 centièmes du territoire. Il n'y a donc point lieu de se plaindre que le morcellement émiette le sol prussien, ni surtout de prendre des mesures pour entraver la liberté des transactions foncières. Il est à désirer plutôt que dans les provinces orientales les paysans, désormais complètement affranchis des servitudes de l'ancien régime, puissent acquérir une partie des Rittergûter, souvent trop étendus relativement au capital d'exploitation qu'on y applique.
Le parti féodal avait rêvé un moment de faire de la Prusse un grand Mecklembourg, avec de vastes domaines nobles indivisibles, constitués en majorats et mis en valeur par des ouvriers agricoles assujettis à la terre, assurés de leur sort, soumis à une sorte de patronage patriarcal, mais bâtonnés à l'occasion et fournissant des soldats au moyen desquels on aurait dompté les aspira-
tiens libérales des villes et de la bourgeoisie. Cet idéal, qu'on a pu croire réalisable il y a quelques années, a été emporté par le mouvement contemporain et par Télan qui a jeté la Prusse dans la carrière des transformations hâtives et violentes. Pour arriver à son but, le gouvernement n*a pas craint de faire appel à la démocratie.
Si le nouvel État, qui a sui^i comme par enchantement des prodigieux événements de Tété 1866, veut conserver son ascendant en Allemagne, il doit rompre franchement avec l'ancien régime, dont les influences survivantes arrêtent encore Fémancipation de la classe moyenne, dans toute la partie orientale du royaume. C'est en définitive la constitution de la propriété qui donne à toute société son caractère distinctif. Il faut qu'en Prusse la population, qui s'accroît si rapidement, puisse arriver, sans obstacle par le travail et l'épargne, à la possession du sol. Le progrès de la richesse et de la liberté est à ce prix.
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