INTRODUCTION. V
des souverains, faut-il regretter que le roi de Saxe ou le duc de Brunswick ne puissent plus disposer de leurs armées et contracter des alliances? Est-ce un avantage pour rAUemagne qu'un roi de Bavière ou un grand-duc de Bade puisse encore, comme le^faisait naguère le roi de Hanovre, appeler l'étranger et forcer ainsi les Allemands à s'entr'égorger, au profit des vanités dynastiques ?
La Suisse n'a acquis la force et Tunité nécessaires à son existence comme nation, que depuis cfu'elle a, en 1848, obligé les cantons à se soumettre, pour les choses d'intérêt commun, à l'autorité fédérale. Les États-Unis ont aussi, à diverses reprises, accru le pouvoir du gouvernement central. Si en Autriche la puissance centrale devait abandonner tous les pouvoirs aux diètes locales, la dissolution finale sera difficilement évitée.
Dans la Confédération du nord ces pouvoirs indispensables ne pouvaient être attribués qu'au roi de Prusse, parce que c'est en faveur de lui seul que les autres princes pouvaient être amenés à abandonner une partie de leiirs droits de souveraineté. Le parlement de Francfort en 1848 était une grande assemblée ; elle a voté des lois excellentes ; mais qu'a pu faire l'infortuné vicaire de l'empire pour en assurer Texécutionî Fallait-il renouveler cette lamentable expérience?