APRES L INSURRECTION
tion sur lequel le roi demandait l'opinion de la diète'.
Les deux séances suivantes, des li et b avril, furent remplies par des questions budgétaires et de politique extérieure. M. Ilansemann, ministre des finances, sollicita du Landtag un crédit extraordinaire par voie d'emprunt à cause du double danger d'une guerre extérieure et de l'anarchie : le commerce et l'industrie étaient paralysés, les capitaux se cachaient, les impôts ne rentraient pas.
M. de Bismarck sollicita des explications sur la question danoise où « la politique prussienne suit un vol à la Phaéton ». Le ministre des affaires étrangères lui répondit en termes rassurants : « La Prusse n'est pas en guerre avec le Danemark, nous faisons simplement une expédition pour la protection du territoire allemand et pour la garantie du droit allemand... Il n'y a pas à craindre que le Danemark considère cette expédition comme une guerre et prenne une mesure comme des lettres de course*. » Peu de jours après, les Prussiens attaquaient les Danois et le Danemark instituait des corsaires.
Le 5 avril, encore sur l'interpellation du dé-
1. Une onJonnance du 6 avril i848 exposa quelques-uns des principes de la future constitution prussienne. Gcsct:-Saniinliimj, i848. p. 87.