‹ La Prusse et la Révolution de 1848Chapitre 103 sur 174 · Kaufmann, Politische Gesclùcbte Deutschlands, p. 34i · texte numérisé non relu

Kaufmann, Politische Gesclùcbte Deutschlands, p. 34i

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sociation et de la presse. Les associations réactionnaires ne se fondèrent que plus tard ; les cercles modérés s'anémiaient à cette époque d'opinions à outrance ; les clubs avancés florissaient, attirant les ouvriers à qui la crise industrielle, les grèves qui se prolongeaient \ faisaient des loisirs politiques. La proclamation de la République, l'unité de l'Allemagne, les questions sociales y étaient discutées avec une passion, une vigueur et souvent une habileté rappelant les grands clubs de la Révolution française, Cordeliers ou Jacobins.

Le Politisclier-KInh, plus tard Democratischer- Kluh fondé par G. Jung, un des orateurs des tentes du Thiergarten, finit par l'emporter sur tous les autres qu'il engloba plus ou moins ; il s'intitulait (( enfant de la Révolution n'admettant comme seule constitution que la République démocratique et sociale » ; il avait une organisation puissante, vingt-deux sections installées chacune dans son local distinct et vivant d'une existence indépendante. Parmi les orateurs, outre Jung qui devint député à l'assemblée nationale de Prusse, on remarquait Schramm qui présida le Deinocratischer-Khib, Karbe, Ottensosser; deux autres membres avaient une moindre valeur morale, MùUer, commerçant banqueroutier, et

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