Saint-René Taillandier. I, p. 3i
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l'industrie, au commerce, à la navigation. On ne cessé d'y travailler*. » La philosophie se transforme ; du domaine des rêveries elle se porte aux systèmes utilitaires, de Ivant elle va à Hegel". Toute la bourgeoisie lettrée lit et écrit dans le même sens, « ce qui établit de vives sympathies pour le même ordre d'idées. A quelques politiques, cela semble présager, d'une manière certaine, une époque de fusion plus intime, et ceux qui aiment la Prusse, veulent qu'elle dirige le mouvement commun à son bénéfice ^. »
Une noble et féconde idée perce en effet dans la bourgeoisie prussienne : prendre la direction de la pensée allemande ; l'orienter dans un sens libéral, de politique constitutionnelle et modérée ; grouper ainsi tout ce que l'Allemagne comporte de force morale et contraindre le gouvernement prussien à faire h son profit l'unité allemande en prenant la tète du mouvement libérai. Dans la classe moyenne tout concourt à ce but : la presse élève timidement la voix, autant que le permet une législation vexatoire et arbitraire; mais cette