I. Bluin, Die deutsclie Révolution, p
ter l'Autriche, « parties basses de l'Allemagne et qui veut en devenir la tète' ». En outre, le parti avancé qui désirait la proclamation de la République allemande, reprochait au Parlement de Francfort de prendre un prince pour chef de l'Empire.
Cette double déception, prussienne et démocratique, avait son expression à l'Assemblée de Berlin. Le ii juillet, Jacoby déposait une motion « désapprouvant la décision de l'Assemblée nationale allemande par laquelle il est nommé un vicaire de l'Empire, irresponsable ». Tout en se défendant fort de vouloir intervenir dans les discussions de Francfort, Jacoby voulait réellement amoindrir la décision du Parlement par un vote de l'Assemblée prussienne et affaiblir le vicaire de l'Empire. Malgré les efforts de son parti, il échoua. Le patriotisme allemand effaça pour une heure les divisions politiques. Après deux jours de discussion, le 12 juillet, la motion de Jacoby était rejetée à une très forte majorité.
Le conflit entre l'esprit particulariste prussien et la tendance à une grande Allemagne ne tarda pas à s'élever sur d'autres sujets. L'archiduc Jean avait constitué un cabinet allemand et le ministre de la guerre voulait imposer le prince